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[...]
Le peuple souffre, adoucissez sa peine,
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chantez encore, ô Béranger.
 
N'êtes-vous pas la muse qui console ?
Des parias l'ange libérateur ?
De l'ouvrier n'êtes-vous pas l'idole ?
Ne sait-il pas tous vos refrains par cœur ?
Hélas ! en vain les pauvres prolétaires
D'un joug fatal voudraient se dégager,
Le capital les étreint dans ses serres !
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chantez encore, ô Béranger.
 
La guerre sainte en Europe s'apprête ;
La liberté recrute ses soldats.
Partout l'esclave a relevé la tète
Et devant lui tremblent les potentats.
Contre les Rois, au signal de la France,
Voyez, voyez nos frères s'insurger !
Sonnez pour eux l'heure de délivrance,
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chantez encore, ô Béranger.
 
ENVOI
 
Doux souvenir ! votre bouche indulgente
Daigna sourire à mes modestes vers,
Et votre voix m'a dit : jeune homme, chante,
Chiante au soleil et même dans les fers ;
Et j'ai rêvé, mais j'étais en délire,
De devenir un jour l'écho léger,
Vague et lointain de votre grande lyre.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chantez encore, ô Béranger.
</poem>}}
15 avril 1849
 
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&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;''''Vivre libre ou mourir''''''
 
Républicains, la lutte recommence !
Déjà voyez tous nos blancs ennemis
Insolemment déployer sur la France
Leur labarum semé de fleurs de lis.
Cet étendard est celui de l'Église ;
Le nôtre, amis, drapeau de l'avenir.
Déploie au vent cette noble devise :
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Vivre libre ou mourir !
 
Pour comprimer la foi socialiste,
Le pouvoir fait un inutile effort ;
Debout, toujours, la foi sainte résiste,
Bravant les fers et l'exil et la mort.
La vérité cesse d'être incomprise,
Flambeau sacré, rien ne peut la ternir ;
À sa clarté nous lisons la devise :
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Vivre libre ou mourir !
 
Vous oubliez, ministres en démence.
Qu'un jour le peuple a reconquis ses droits !
Ce que son bras pèse dans la balance.
Vous l'apprendrez, ô jongleurs maladroits ;
Car aujourd'hui, non, rien ne le divise,
Comme un seul homme on le voit accourir,
Sous le drapeau qui porte pour devise :
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Vivre libre ou mourir !
 
Pour raviver du Lion les blessures.
Lancez sur lui tous vos traits à la fois !
Le fier Lion méprise vos piqûres,
N'espérez pas le réduire aux abois.
Dans vos filets, s'il tomba par surprise,
D'effroi bientôt il vous fera pâlir,
En rugissant son antique devise :
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Vivre libre ou mourir !
</poem>}}
Avril 1849. Sur l'air du ''Dieu des bonnes gens''. Après la révolution
 
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&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;''''Courage et foi''''''
 
Sur les pontons un prolétaire,
Courbé sous le poids des malheurs,
En songeant à sa vieille mère
Sentait ses yeux mouillés de pleurs.
Soudain, de sa lèvre pâlie
S'échappe ce cri plein de foi :
Liberté, rêve de ma vie.
Il est doux de souffrir pour toi.
 
Quand j'entendis la fusillade,
Ô Liberté, rempli d'espoir,
Je montai sur la barricade,
Afin de mieux t'apercevoir.
Blessé, pas une main amie,
Hélas, ne s'étendit vers moi.
Liberté, rêve de ma vie.
Il est doux de souffrir pour toi.
 
On me garrotte, on m'emprisonne,
On m'exile sans jugement.
Plus tard, l'espérance rayonne,
La France nomme un président.
Il avait promis l'amnistie,
Hélas, il mentait comme un roi.
Liberté, rêve de ma vie,
Il est doux de souffrir pour toi.
 
Une fièvre ardente me mine,
Bientôt je ne souffrirai plus.
Voilà que la brise marine
S'élève, on sonne l'angélus.
C'est le glas de mon agonie ;
Ô Mort ! Je te vois sans effroi.
Liberté, rêve de ma vie,
Il est doux de mourir pour toi.
</poem>}}
Air nouveau de madame Laure Magnin. PM : "Le 15 mai, une première émeute fut aisément réprimée ; on emprisonna Blanqui, Barbes et Raspail. Mais lorsque le Gouvernement licencia brusquement les ateliers nationaux, les ouvriers abandonnés sans ressources, s'insurgèrent. Ce mouvement dura trois jours (du 23 au 26 juin). Les ouvriers ne furent vaincus qu'après une lutte sanglante."
 
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Gloire aux martyrs, honte aux bourreau !
Voilà le cri du peuple en France.
</poem>}}
Refrain d'une chanson
 
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&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;''''Le Mineur''''''
 
Enfant conçu dans le délire
D'un mutuel et saint amour,
Pour lui commence le martyre
Avant d'avoir reçu le jour,
Et, dès le ventre de sa mère,
Déjà marqué d'un sceau fatal,
Il trouve au bout de sa carrière
La froide morgue ou l'hôpital.
 
Travaille, travaille, travaille !
Loin du soleil qui luit si beau,
Travaille, travaille, travaille !
Dans la mine, sombre tombeau.
 
Hélas ! le jour de sa naissance
Sa mère n'osa le bénir ;
On la vit pleurer en silence :
Elle songeait à l'avenir.
À son premier cri dans ce monde,
Il n'eut, pour apaiser sa faim.
Rien qu'une mamelle inféconde
Où sa bouche s'attache en vain.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
Le père, au retour de l'ouvrage,
Prend l'enfant dans ses bras nerveux,
Et dit à sa femme :
Courage ! Je travaillerai comme deux.
La pauvre mère que déchire
La maladie et les douleurs,
À répondu par un sourire
Encor plus triste que ses pleurs.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
O puissance de la nature !
L'enfant croît dans ce triste lieu,
Comme une plante sans culture
Qui pousse à la grâce de Dieu.
Sa faible main soulève à peine
La pioche et la pince de fer,
Que le père avec lui l'emmène :
Ils se plongent dans leur enfer.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
Dans les entrailles d'une mine,
Séjour à la tombe pareil,
Là travaille l'homme-machine,
Manquant dair pur et de soleil.
Enseveli dans sa retraite.
Il fouille du matin au soir
Et, de temps à autre, l'on jette
À sa faim un peu de pain noir.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
Il grandit, nouveau sacrifice !
Il entend l'appel du tambour ;
L'État le prend pour le service.
Sors de ces lieux, affreux séjour,
Où ton corps chétif se déforme,
Allons, conscrit, redresse-toi !
Tu vas revêtir l'uniforme
Et devenir soldat du Roi.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
Embrasse ton père et ta mère.
Puis sous les drapeaux prends ton rang ;
Va donc, enfant du prolétaire.
Tu n'as pas d'or, donne ton sang !
Car, vois-tu bien, l'or seul exempte
D'avoir du courage et du cœur.
Celui qui possède une rente
N'a pas besoin d'autre valeur.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
Du riche ayant payé la dette,
Tu reviens, las de guerroyer ;
Mais la mort, hôtesse muette,
S'est assise au pauvre foyer.
Ta mère n'est plus et ton père
Gît sur une paille en fumier ;
Bientôt il meurt.
Pour qu'on l'enterre.
Tu donnes ton écu dernier.
&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Travaille, etc..
 
Doux miracle de la jeunesse !
L'amour a fait battre ton cœur.
Et, même au sein de la détresse,
Il te fait rêver au bonheur.
Hàte-loi, prends une compagne.
Soi heureux avant de mourir.
Car le mal du mineur te gagne...
Il ne fait pas longtemps souffrir.
 
Travaille, travaille, travaille !
Loin du soleil qui luit si beau.
Travaille, travaille, travaille !
Dans la mine, sombre tombeau.
</poem>}}
Inédite par PM. Mars 1851
 
https://archive.org/stream/s11cahiersdelaqui10pg#page/n510/mode/1up
 
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== Citations sur Félix Milliet ==
{{Citation|citation=Les chansons que voici sont l'œuvre d'un nouveau venu, après Désaugiers, après Émile Debraux, après Béranger, après le prolétaire P. Dupont. Trouvera-t-il à son tour une petite place au banquet ? Il a chanté d'abord pour lui, avec son cœur, et quand on chante ainsi, l'on chante pour tout le monde. Mon amitié indiscrète adressa un jour au juge suprême en matière de goût, à celui dont les vers sont les odes de la rue, à Déranger, une des productions de Félix Milliet, ayant, je crois, pour refrain : « Plus de chansons ! » Béranger répondit ainsi à cet envoi :
« La chanson de M. F. Milliet est très spirituelle et bien tournée ; j'engage ce jeune auteur à ne pas accorder crédit à son refrain. Qu'il fasse des chansons et beaucoup. »
 
Cet encouragement du maître a porté ses fruits; Félix Milliet a oublié son refrain ; il a chanté et voici ses œuvres. Populaires au fond de la province qu'il habite, elles le deviendront à Paris aussi, car un seul sentiment les a dictées : l'amour de la République, la foi dans notre immortelle devise : Liberté, Égalité, Fraternité.}}
Préface de Napoléon Gallois
 
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