Différences entre les versions de « L'homme sans qualités »

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|année d'origine=1932}}
 
{{citation|citation=Quand on lui disait que quelque chose était vrai ou nécessaire, elle se guidait là-dessus et acceptait de bonne grâce tout ce que l'on exigeait d'elle, parce qu'agir ainsi lui semblait correspondre à la loi du moindre effort, et qu'elle eût jugé absurde d'entreprendre quoi que ce fût contre des institutions solides qui n'avaient aucun rapport avec sa vie et appartenaient visiblement à un monde bâti selon la volonté des parents et des maîtres. Mais elle ne croyait pas un mot de ce qu'elle apprenait. Comme en dépit de sa conduite apparemment docile, elle n'était nullement une élève modèle et que, partout où ses désirs contredisaient ses convictions, elle faisait tranquillement ce qu'elle voulait, elle jouissait de l'estime de ses camarades, même de cette sympathie admirative que conquièrent à l'école ceux qui savent se faciliter les choses. Il était même possible que son étrange maladie d'enfant fût un arrangement de cet ordre : à cette exception près, elle avait toujours été en bonne santé et nullement nerveuse. « Ainsi, tout bonnement un caractère paresseux et nul », observa-t-elle avec quelque incertitude. Elle se rappelait combien plus violemment qu'elle ses amies s'étaient révoltées contre la rigide discipline de l'internat, et de quels principes d'indignation elles avaient armé leurs attaques contre l'ordre établi ; néanmoins, dans la mesure où elle avait pu l'observer, c'étaient justement celles qui s'étaient rebellées le plus passionnément qui, plus tard, s'étaient le mieux accomodées de l'ensemble de leur vie ; ces jeunes filles avaient donné des femmes bien mariées qui n'élevaient pas leurs enfants autrement qu'elles ne l'avaient été.}}
|précisions=À propos de Agathe, sœur de Ulrich}}
{{Réf Livre|titre=L'Homme sans qualités
|auteur=Robert Musil
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