Différences entre les versions de « Anatole France »

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|chapitre=V
|page= 50
|s=Les dieux ont soif
}}
 
{{Citation|[[Jean-Jacques Rousseau]], dit-il, qui montra quelques talents, surtout en musique, était un jean-fesse qui prétendait tirer sa morale de la nature et qui la tirait en réalité des principes de [[Calvin]]. La nature nous enseigne à nous entre-dévorer et elle nous donne l’exemple de tous les crimes et de tous les vices que l’état social corrige ou dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bon de savoir que c’est un simple expédient imaginé par les hommes pour vivre commodément ensemble. Ce que nous appelons la morale n’est qu’une entreprise désespérée de nos semblables contre l’ordre universel, qui est la lutte, le carnage et l’aveugle jeu de forces contraires. Elle se détruit elle-même, et, plus j’y pense, plus je me persuade que l’univers est enragé.
}}
{{Réf Livre
|titre= Les dieux ont soif
|auteur= Anatole France
|éditeur= Calmann-Lévy
|année= 1912
|chapitre=VI
|page= 61
|s=Les dieux ont soif
}}
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