Différences entre les versions de « Iliade »

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(→‎Sur l’Iliade : Marrou)
 
== Sur l’''Iliade'' ==
=== Henri-Irénée Marrou ===
{{Citation
|citation= C’est à Homère, en effet, que remonte, c’est dans Homère que chaque génération antique a retrouvé ce qui est l’axe fondamental de cette éthique aristocratique : l’amour de la gloire. La base sur laquelle il repose est ce pessimisme radical de l’âme hellénique que le jeune [[Nietzsche]] a si profondément médité : tristesse d’[[Achille]] ! La vie brève, hantise de la mort, peu de consolation à espérer de la vie d’outre-tombe : il n’y a encore rien de bien ferme dans l’idée d’un sort privilégié qu’on puisse recevoir dans les Champs-Élysées, quant à la destinée commune des ombres, cette existence incertaine et vague, quelle dérision ! […] Cette vie si courte, que leur destin de combattants rend encore plus précaire, nos héros l’aiment farouchement, de ce cœur si terrestre, de cet amour si franc, sans arrière-pensée, qui définissent à nos yeux un certain climat de l’âme [[Paganisme|païenne]]. Et pourtant cette vie d’ici-bas, si précieuse, n’est pas à leurs yeux la valeur suprême. Ils sont prêts — et avec quelle décision ! — à la sacrifier à quelque chose de plus haut qu’elle-même ; et c’est en cela que l’éthique homérique est une éthique de l’[[honneur]].
}}
{{Réf Livre
|titre= Histoire de l’éducation dans l’Antiquité
|auteur= [[Henri-Irénée Marrou]]
|éditeur= Éditions du Seuil
|année= 1981
|page= 35—36
|tome= 1
|partie= {{I}}. Origines de l’éducation classique : d’Homère à Isocrate
|chapitre= {{I}}. L’éducation homérique
|ISBN= 978-2-02-006014-1
|année d'origine= 1948
|collection= Points / Histoire
}}
 
=== Jacqueline de Romilly ===
{{Citation