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Symbole

objet qui représente quelque chose d'autre par association, ressemblance ou convention

Un symbole peut être un objet, une image, un mot écrit, un son, un signe distinctif ou une marque particulière qui représente quelque chose d'autre par association, ressemblance ou convention.

Sommaire

LittératureModifier

Prose poétiqueModifier

Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927Modifier

Et de même, la bouteille, n’est-ce pas la femme érigée toute droite au moment du spasme, et le rêveur insensible dans le vent et le téton pour la bouche de l’amant et le phallus. Et le porte-plume aussi, obscène et symbolique dans la main du poète, et le chapeau fendu comme un sexe ou rond comme une croupe. Toutes ces images opèrent un nivellement dans l’esprit. Tous ces éléments comparables à un même accessoire ne sont-ils pas égaux ?


PhilosophieModifier

André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, 1968Modifier

Tout ce qui représente autre chose en vertu d'une correspondance analogique. Le symbole est un signe concret évoquant, par un rapport naturel, quelque chose d'absent ou d'impossible à percevoir.

  • (fr) Vocabulaire technique et critique de la philosophie, André Lalande, éd. PUF, 1968, p. 1080


Paul Ricœur, Le conflit des interprétations, 1969Modifier

J'appelle symbole toute structure de signification où un sens direct, primaire, littéral, désigne par surcroît un autre sens indirect, secondaire, figuré, qui ne peut être appréhendé qu'à travers le premier.

  • (fr) Le conflit des interprétations, Paul Ricœur, éd. Seuil, 1969, p. 16


La citation provient de WUNENBURGER (J.-J.), Op. cit., p. 39.

PsychanalyseModifier

Ysé Tardan-Masquelier, Jung et la question du sacré, 1992Modifier

« Le symbole est une chose qui, outre l'apparence qu'elle présente à nos sens, fait venir à la pensée quelque chose d'autre qu'elle-même, telle la trace d'un animal nous renseigne sur le passage de la bête » ; lorsqu'il s'exprime ainsi, Thomas d'Aquin s'inspire d' Augustin. Il montre que ce « quelque chose d'autre », cette présence non sensible ne s'oppose pas à la présence sensible, mais la prolonge, de sorte qu'elle lui donne un surcroît de sens : sens dans la vie, mais surtout sens « caché », sens « sacramentel » dirait la doctrine chrétienne.

  • Jung et la question du sacré (1992), Ysé Tardan-Masquelier, éd. Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », 1998  (ISBN 2-226-09581-0), chap. IV. L'épreuve du sens, ... et des fonctions du symbole, p. 135


[...] en médiatisant, non seulement les symboles révèlent, mais ils agissent ; ils unifient ; ils constituent des réponses au conflit intime. Il faudrait ici rappeler que le grec symbolon s'oppose à diabolon qui a donné « diable » en français — « celui qui divise » ou « qui sépare de Dieu ».

  • Jung et la question du sacré (1992), Ysé Tardan-Masquelier, éd. Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », 1998  (ISBN 2-226-09581-0), chap. IV. L'épreuve du sens, Unification, p. 144


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