Ouvrir le menu principal
Buste de Xénophon.

Xénophon est un philosophe, historien et militaire athénien ayant vécu aux Ve et IVe siècles av. J.-C.

AnabaseModifier

Celui qui a conscience d’avoir violé la foi jurée, jamais je ne pourrai l’estimer heureux. Car pour l’homme auquel les dieux font la guerre, il n’est aucune fuite, si rapide soit-elle, aucun refuge nulle part, qui lui permettent d’éviter leurs coups, nulles ténèbres qui puissent le dérober à leurs regards, nulle citadelle qui puisse le protéger. Tous les êtres sont, en tout lieu, sous la dépendance des dieux, dont le pouvoir s’étend également sur tous.
  • L’Anabase ou l’Expédition des Dix-Mille, Xénophon (trad. Denis Roussel et Roland Étienne), éd. Classiques Garnier, coll. « Classiques jaunes/Antiquités », 2016  (ISBN 978-2-406-06121-2), II, 5, 7, p. 107


[S]ans chefs, rien de bien, rien de beau ne peut se faire, en règle générale, nulle part. Et dans les choses de la guerre, cette règle ne souffre aucune exception.
  • L’Anabase ou l’Expédition des Dix-Mille, Xénophon (trad. Denis Roussel et Roland Étienne), éd. Classiques Garnier, coll. « Classiques jaunes/Antiquités », 2016  (ISBN 978-2-406-06121-2), III, 1, 38, p. 130


J’ai, pour ma part, remarqué qu’à la guerre, ceux qui se cramponnent à la vie par tous les moyens trouvent le plus souvent une mort misérable et honteuse. Ceux au contraire qui ont compris que la mort est notre lot commun et qu’elle est, pour des humains, inévitable, ceux qui sont prêts à se battre pour faire une belle fin, ceux-là, je constate qu’ils parviennent plus souvent à la vieillesse et que, tant qu’ils sont vivants, ils mènent une existence plus heureuse.
  • L’Anabase ou l’Expédition des Dix-Mille, Xénophon (trad. Denis Roussel et Roland Étienne), éd. Classiques Garnier, coll. « Classiques jaunes/Antiquités », 2016  (ISBN 978-2-406-06121-2), III, 1, 43, p. 131


La mer ! La mer !
  • Cri de joie des mercenaires grecs lorsqu’ils aperçoivent enfin au loin les rives du Pont Euxin.
  • L’Anabase ou l’Expédition des Dix-Mille, Xénophon (trad. Denis Roussel et Roland Étienne), éd. Classiques Garnier, coll. « Classiques jaunes/Antiquités », 2016  (ISBN 978-2-406-06121-2), IV, 7, 24, p. 205


Sans doute, […], nous mourrons tous ; mais est-ce une raison pour nous enterrer vivants ?
  • L’Anabase ou l’Expédition des Dix-Mille, Xénophon (trad. Denis Roussel et Roland Étienne), éd. Classiques Garnier, coll. « Classiques jaunes/Antiquités », 2016  (ISBN 978-2-406-06121-2), V, 8, 11, p. 258


« N’as-tu pas honte, dira-t-on peut-être, de t’être fait si bêtement duper ? » Et oui, par Zeus, je serais honteux si c’était un ennemi qui m’avait trompé, mais en amitié, j’estime qu’il y a plus de honte à être le trompeur que le trompé.
  • L’Anabase ou l’Expédition des Dix-Mille, Xénophon (trad. Denis Roussel et Roland Étienne), éd. Classiques Garnier, coll. « Classiques jaunes/Antiquités », 2016  (ISBN 978-2-406-06121-2), VII, 6, 21, p. 342


Apologie de SocrateModifier

Voir le recueil de citations : Apologie de Socrate (Xénophon)

Le BanquetModifier

Ce ne sont pas seulement, à mon avis, les actions sérieuses des hommes distingués qui sont dignes de mémoire, mais aussi leurs divertissements.
  • « Banquet », Xénophon (trad. François Ollier), I, 1, dans Banquet suivi de Apologie de Socrate, Xénophon, éd. Gallimard, coll. « Tel », 1994  (ISBN 2-07-073805-1), p. 59


Tous ceux qui sont possédés par un dieu valent, semble-t-il, la peine d’être vus mais alors que la possession d’autres divinités entraîne des regards terribles, une voix effrayante et des gestes violents, ceux qui sont possédés par le chaste Amour attendrissent leurs regards, adoucissent leur voix et accroissent la noblesse de leurs attitudes.
  • « Banquet », Xénophon (trad. François Ollier), I, 10, dans Banquet suivi de Apologie de Socrate, Xénophon, éd. Gallimard, coll. « Tel », 1994  (ISBN 2-07-073805-1), p. 61


MémorablesModifier

Socrate croyait au contraire [de la plupart des gens] que les dieux savent tout (aussi bien les paroles et les actions que les projets que l’on tait), qu’ils sont présents partout et qu’ils font signe aux hommes relativement à toutes les affaires humaines.
  • Mémorables, Xénophon (trad. Louis-André Dorion), éd. Les Belles Lettres, coll. « Le goût des idées », 2015  (ISBN 978-2-251-20051-4), I 1.19, p. 30


Le recours à la violence n’est […] pas le fait de ceux qui pratiquent la sagesse ; un tel comportement est plutôt le propre de ceux qui possèdent une force qui n’est pas secondée par l’intelligence.
  • Réponse probable aux accusations de Polycrate à l’encontre de Socrate.
  • Mémorables, Xénophon (trad. Louis-André Dorion), éd. Les Belles Lettres, coll. « Le goût des idées », 2015  (ISBN 978-2-251-20051-4), I 2.10, p. 32


À mon avis, tout ce qui est beau et bon est le fruit de l’exercice, et notamment la modération.
  • Mémorables, Xénophon (trad. Louis-André Dorion), éd. Les Belles Lettres, coll. « Le goût des idées », 2015  (ISBN 978-2-251-20051-4), I 2.23, p. 35-36


[…], Socrate dit quelque part qu’il trouverait étrange qu’un gardien d’un troupeau de bœufs qui en réduirait le nombre et le poids ne reconnût pas qu’il est un mauvais bouvier, mais qu’il trouverait plus étonnant encore qu’un homme placé à la tête d’une cité qui diminuerait le nombre de ses concitoyens, tout en les rendant pires, n’en fût pas honteux et ne reconnût pas non plus être un mauvais magistrat.
  • Mémorables, Xénophon (trad. Louis-André Dorion), éd. Les Belles Lettres, coll. « Le goût des idées », 2015  (ISBN 978-2-251-20051-4), I 2.32, p. 38


Pour ma part, je considère que l’absence de besoin est divin et qu’avoir le minimum de besoins est ce qui s’approche le plus du divin ; et, comme le divin est parfait, ce qui s’en approche le plus s’approche également de la perfection.
  • Socrate répond aux critiques du sophiste Antiphon.
  • Mémorables, Xénophon (trad. Louis-André Dorion), éd. Les Belles Lettres, coll. « Le goût des idées », 2015  (ISBN 978-2-251-20051-4), I 6.10, p. 60


« […] il y a une voie intermédiaire, que je m’efforce de suivre, et qui ne passe ni par le pouvoir, ni par l’esclavage, mais par la liberté, qui est la voie la plus sûre vers le bonheur. — Si cette route qui ne passe ni par le pouvoir, ni par l’esclavage, ne passait pas non plus par les hommes, tu dirais peut-être quelque chose de sensé, lui objecta Socrate. […] Ne vois-tu pas ceux qui moissonnent le blé et coupent les arbres que d’autres ont semé et plantés, et qui de toute façon assiègent les plus faibles et ceux qui ne consentent pas à les servir, jusqu’à ce qu’ils les persuadent de préférer l’esclavage à la guerre contre de plus forts qu’eux ? De même, chez les particuliers, ne sais-tu pas que les hommes courageux et puissants exploitent les hommes dépourvus de courage et de moyens, qu’ils ont réduits en esclavage ? — Certes, répondit-il, mais moi, pour ne pas subir ce sort, je ne m’enferme pas dans la citoyenneté et je suis plutôt étranger partout. » Et Socrate de répliquer : « Cette réponse est une ruse bien redoutable ![…] »
  • Mémorables, Xénophon (trad. Louis-André Dorion), éd. Les Belles Lettres, coll. « Le goût des idées », 2015  (ISBN 978-2-251-20051-4), II, 1.11-14, p. 66-67


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :