Architecte

créateur artistique et technique d'un bâtiment

Un architecte est le professionnel du bâtiment dont la fonction est de participer à tout ce qui concerne l’acte de bâtir et l’aménagement de l’espace ; d’une manière générale, il exerce la fonction de maître d’œuvre.

ARCHITECTES. Tous imbéciles. Oublient toujours l’escalier des maisons.


L'architecte a introduit dans le circuit des entrepreneurs qui introduisent des fournisseurs, des sociétés anonymes ne tardent pas à apparaître, et voilà constituée une de ces « Grandes Compagnies », une de ces invasions de barbares venus de l'intérieur, sous les pas desquelles l'herbe ne pousse plus. Tout est détruit, rasé, raclé ; quelqu'un s'insurge, défend un bel hôtel, un assemblage de pierres admirable, une porte monumentale, on l'abat sous les sarcasmes avec l'arme totale, l'imparable, celle à laquelle le primaire ne résiste pas : la nécessité de marcher avec son temps, et, s'il insiste, avec le mot « progrès » qui est la bombe atomique des raisonnements imbéciles.
  • Les terrasses de l'île d'Elbe, v, éd. Gallimard, coll. « L'Imaginaire », 2006  (ISBN 2-07-074383-7), p. 19


Julien Guadet

modifier
La profession de l'architecte est soumise à des responsabilités sérieuses, et si nous nous reportons aux faits, il est incontestable qu'on les lui applique avec une sévérité peu ordinaire.
  • (fr) Éléments et théorie de l'architecture (1901), Julien Guadet, éd. Librairie de la construction moderne, sd., t. IV, chap. XI — Les Responsabilités, p. 639


Le Corbusier

modifier
Vous savez, c'est toujours la vie qui a raison, l'architecte qui a tort.
  • Pessac de Le Corbusier, Philippe Boudon, éd. Dunod, 1969, p. 2


Jean-Nicolas-Louis Durand

modifier
La différence des mœurs, des usages, des climats, des localités, des matériaux, des facultés pécuniaires, introduit nécessairement une foule de variétés dans chaque espèce d'édifice, et porte jusqu'à l'infini le nombre de projets que l'architecte peut concevoir et exécuter.
  • (fr) Précis des leçons d'architecture données à l'école royale polytechnique (1817), Jean-Nicolas-Louis Durand, éd. Firmin Didot, 1817, t. 1, partie introduction, p. 27


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :