David Brin

écrivain américain de science-fiction

David Brin, né le 6 octobre 1950 à Glendale en Californie, est un auteur américain de science-fiction classé parmi les auteurs de hard science fiction ou d'anticipation scientifique.

David Brin à un événement organisé par l'Association of Computing Machinery (ACM) en 2005.

Jusqu'au coeur du Soleil (2017)Modifier

Prise entre la controverse Chemise-Peau et le Contact avec les extraterrestres, la religion organisée avait été démantelée. [...] Et la seule existence de milliers de races voyageant dans l'espace, dont bien peu professaient quoi que ce fût de similaire aux dogmes des anciennes croyances terrestres, avait causé un tort considérable au concept d'un Dieu anthropomorphe tout-puissant.
  • Jusqu'au coeur du Soleil, David Brin (trad. François Rose), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-1974-1), p. 89


Marée stellaire (2017)Modifier

Toutefois, accidentelle ou pas, cette chose merveilleuse qui existait entre eux deux remplissait Tom d'un sentiment de gratitude. Ses missions pour le Conseil de la Terragens lui avaient appris que l'univers fourmillait de périls et de désillusions. Trop peu de sophontes – même ceux qui étaient équipés pour cela – voyaient jamais étanchée leur soif d'amour.
  • Marée stellaire, David Brin (trad. Gérard Lebec), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-3727-1), p. 149


En compensation, les Karrank% furent libérés de leur contrat de clientèle et on leur accorda un monde adapté à leurs besoins, une planète dont le potentiel d'évolution de la présapience était particulièrement bas. Les mondes aquatiques font souvent d'excellentes maisons de retraite pour cette raison. Il est fort rare qu'ils voient naître des races de présophontes.
  • Marée stellaire, David Brin (trad. Gérard Lebec), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-3727-1), p. 543


La Guerre de l'Élévation (2017)Modifier

Les médias populaires de la Terre tendaient à encourager une certaine attitude de mépris envers les ET [...]
Une telle attitude avait ses raisons. À en croire les psychologues de la Terragens, tout autre comportement eût engendré l'apparition d'un complexe d'infériorité raciale écrasant. La fierté était un élément capital pour le clan le plus "primitif" de tout l'univers. Elle formait un rempart entre l'humanité et le désespoir.
  • La Guerre de l'Élévation, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-2855-2), p. 47


Son aura parut s'estomper, et ses yeux se révulsèrent comme il sombrait dans l'inconscience. Qu'un système nerveux saturé par la souffrance pu abandonner son propriétaire, le laissant sans défense, choquait Athaclena.
  • La Guerre de l'Élévation, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-2855-2), p. 118


Quelqu'un avait autrefois déclaré que le degré d'intelligence pouvait se mesurer à la quantité d'énergie consacrée à la résolution de problèmes autres que ceux que posait la simple survie.
  • La Guerre de l'Élévation, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-2855-2), p. 129


Toutes les races patronnes galactiques s'engageaient à protéger l'environnement. Il s'agissait de la loi la plus ancienne et la plus importante. Une espèce astronavigatrice qui eût refusé de respecter le Code de gestion écologique eût été exterminée par les autres, afin de protéger les générations futures.
  • La Guerre de l'Élévation, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-2855-2), p. 364


Les hypothèses fantastiques avaient foisonné. Ceux qui le souhaitaient pouvaient même croire en leur propre sainteté. Il n'y avait personne pour démontrer par des preuves expérimentales irréfutables qu'il n'existait aucune réponse surnaturelle, aucune pierre philosophale, seulement un bon sens manquant singulièrement d'attrait.
  • La Guerre de l'Élévation, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-2855-2), p. 438


Pour un Tymbrimi, les meilleures farces étaient celles qui surprenaient autant leur auteur que les autres personnes. [...] Cela relevait de l'expérience mystique. Ses semblablent croyaient en effet que l'univers n'était pas un simple mécanisme physique, un flux capricieux de hasard et de chance.
Selon les sages tymbrimis, le fait que de telles choses puissent se produire démontrait que Dieu n'était pas mort.
  • La Guerre de l'Élévation, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions Bragelonne, 2017  (ISBN 978-2-8112-2855-2), p. 731


Le Monde de l'exil (1997)Modifier

Ces rares espèces qui apparaissaient parfois sur des mondes en jachère en ayant en eux cette étincelle qu'on appelait le Potentiel. Un don que développerait l'élévation si une race patronne décidait de les adopter et de leur donner le coup de pouce - par l'éducation et des manipulations génétiques - indispensable pour franchir le gouffre séparant les animaux intelligent des citoyens spatiopérégrins. Indispensable, hormis pour ceux qui croyaient en la légende voulant que les Terriens avaient suivi cette voie sans aide. Mais qui prêtait attention à de pareilles absurdités, dans les Cinq Galaxies ?
  • Le Monde de l'exil, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions J'ai lu, 1997  (ISBN 2-290-04457-1), p. 263


On dit que le génie consiste à voir ce qui est évident.
  • Le Monde de l'exil, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions J'ai lu, 1997  (ISBN 2-290-04457-1), p. 317


Le Livre de la mer

Les êtres qui ont accédé à la sapience sont tentés de croire qu'un but leur a été fixé.
Qu'ils sont apparus dans l'univers pour une raison précise.

Ils veulent servir une grande cause...
- une race ou un clan,
-des patrons ou des dieux,
- ou la beauté.

S'ils ne se trouvent pas un objectif plus personnel...
- la richesse et la puissance,
- la perpétuation du soi,
- ou l'élévation de l'âme.

Les grands philosophes qualifient de telles quêtes de pures vanités,
de besoin frénétique de justifier
la pulsion héréditaire d'exister.


  • Le Monde de l'exil, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions J'ai lu, 1997  (ISBN 2-290-04457-1), p. 331


Le Monde de l'oubli (1997)Modifier

Des arguments qu'il est possible d'illustrer par le jeu du téléphone.
Réunissions en cercle une douzaine de participants. L'un d'eux murmure une phrase relativement compliquée au suivant qui répète à son tour le message, et ainsi de suite.
Question : après combien de relais le sens est-il dénaturé ?
Réponse : en anglique, des altérations apparaissent aussitôt et le déforment au point de le rendre grotesque.
Menée avec des langues terriennes comme le rosique et le nihanique, l'expérience fournit des résultats différents. Leurs règles grammaticales imposent encore aux verbes, aux noms et aux adjectifs des terminaisons qui dépendent du genre, des rapports de possession et d'autres éléments. Si une erreur s'infiltre, elle est immédiatement détectée et tout auditeur un tant soit peu attentif la corrige automatiquement.
En utilisant les langages galactiques, il serait possible de se livrer au jeu du téléphone pendant une journée entière sans qu'il ne se produise la moindre modification du sens. Ce qui explique que ce passe-temps ait été inconnu ailleurs que sur Terre avant l'arrivée des humains.
  • Le Monde de l'exil, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions J'ai lu, 1997  (ISBN 2-290-04458-X), p. 14


- Il est évident que l'autoélévation est une impossibilité, souffla-t-il.
- Absolument. C'est un fait avéré depuis l'époque légendaire des Progéniteurs. L'évolution peut conduire une espèce jusqu'à la présapience. Cependant, nul être n'a franchi le dernier cap sans l'assistance d'une race qui a déjà accédé au stade supérieur. Ce principe s'applique à tous les peuples qui respirent de l'oxygène dans les Cinq Galaxies.
  • Le Monde de l'exil, David Brin (trad. Jean-Pierre Pugi), éd. Éditions J'ai lu, 1997  (ISBN 2-290-04458-X), p. 43


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