Science-fiction

genre de fiction principalement littéraire, cinématographique et vidéo-ludique

La science-fiction est un genre artistique qui fait des hypothèses sur ce que pourrait être le futur et/ou les univers inconnus (planètes éloignées, etc.), en partant des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques, ethnologiques, etc.). Il est parfois confondu, à tort, avec le fantastique, genre qui inclut une dimension d'inexplicable, ou avec la fantasy, qui parle de mondes magiques.

Vue d'artiste de l'exoplanète BD+14 4599 b, vue depuis la surface de sa possible lune.

Citations d'écrivainsModifier

 
Affiche de Henrique Alvim Corrêa pour la parution d'une édition en français du roman La Guerre des mondes d'H. G. Wells en 1906.

Orson Scott Card, Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction, 2006Modifier

Un décor rustique évoque toujours la fantasy ; pour évoquer la science-fiction, il faut des panneaux de métal et du plastique. Il faut des boulons.
  • Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction, Orson Scott Card, éd. Éditions Bragelonne, 2006, p. 18


Isaac AsimovModifier

On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie.
  • Préface à « David Starr : justicier de l'espace », Isaac Asimov, éd. Lefrancq, 1978, p. 3


John BrunnerModifier

La science-fiction est le moyen d'expression par lequel notre misérable certitude que demain différera d'aujourd'hui de façon que nous ne pouvons pas prévoir peut être transmuée en une attente impatiente et passionnée, qui peut tourner en crainte révérencielle.
  • Le Livre d'or de la science-fiction : John Brunner, George W. Barlow citant John Brunner, éd. Presses Pocket, 1979  (ISBN 2-266-00716-5), Préface, p. 45


Terry PratchettModifier

La toute première convention [de littératures de l'imaginaire] où je suis allé, j'ai rencontré Arthur C. Clarke, Mike [Michael] Moorcock, John Brunner, et à peu près tous les gens qui étaient dans le coin. C'était comme si je venais voir les immortels, et subitement tu te rendais compte que ce sont des écrivains de science-fiction et que ce sont des êtres humains, et que tu es un être humain, donc qu'il n'y a pas de raison qui t'empêcherait d'être un écrivain de science-fiction.
  • (en) The first convention I ever went to, I met Arthur C Clarke, Mike Moorcock, John Brunner, and just about everyone who was around. This was like going to see the immortals, and you suddenly realised that they're science fiction writers and they're human beings and you are a human being, so there's no reason why you couldn't be a science fiction writer."


Citations d'ouvrages critiques ou scientifiquesModifier

Jacques BaudouModifier

La science-fiction s'est dégagée assez vite des stéréotypes et des conventions de la littérature populaire pour affirmer sa propre personnalité, ses propres codes, bref pour s'inventer.
  • La Science-fiction, Jacques Baudou, éd. Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2003, p. 119


Irène LangletModifier

Si l'on a pu classer la science-fiction dans le merveilleux, c'est qu'elle met en place un événement, une chose ou un personnage invraisemblable au sein d'un récit. C'est ce qui permet aussi de la ranger dans la grande famille des "littératures de l'imaginaire" : l'occurrence invraisemblable est rapportée à un travail de l'imagination de l'auteur, et suscite un travail symétrique d'imagination du lecteur. Une fois cela dit hélas, on aura moins clarifié les choses qu'ouvert un interminable débat : quelle est la différence entre le conte de fées, le fantastique, la fantasy, la science-fiction ? Qu'est-ce qui permet de différencier les opérations imaginaires mises en jeu par ces différents genres spontanément discriminés par les lecteurs aussi bien que par les collections éditoriales ? Pour le dire autrement : une classification thématique est-elle suffisante ?
  • La Science-fiction, Irène Langlet, éd. Armand Colin, coll. « U », 2006, p. 23


Citations de journalistesModifier

La S.F. ouvre les portes de l'imaginaire, joue avec la combinatoire des futurs possibles ou impossibles, fait travailler le cerveau droit, celui de l'intuition et du prophétisme, familiarise avec les grands déferlements et les grands changements.
  • Histoires de science-fiction, Jean-François Bizot (magazine Actuel), éd. Livre de Poche, coll. « La grande anthologie de la S.F. », 1984, Préface, p. 5


Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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