De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins

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« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », existant également sous des variantes comme « De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins » ou « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins », est un adage résumant en général les principes d'une société communiste. Créé en 1851 par Louis Blanc dans une brochure intitulée Plus de Girondins, il est ensuite repris et popularisé par la Critique du programme de Gotha de Karl Marx (écrit en 1875, publié en 1891).

Marx usait, pour définir la société communiste, de la formule célèbre : « De chacun selon ses forces, à chacun selon ses besoins. » Les deux propositions sont indissolublement liées. « De chacun selon ses forces », cela signifie, dans l'interprétation communiste et non capitaliste, que le travail a cessé d'être une corvée, pour devenir un besoin de l'individu ; que la société n'a plus à recourir à la contrainte ; que les malades et les anormaux peuvent seuls se dérober au travail. Travaillant selon leurs forces, c'est-à-dire selon leurs moyens physiques et psychiques, sans se faire violence, les membres de la communauté, bénéficiant d'une haute technique, rempliront suffisamment les magasins de la société pour que chacun puisse y puiser largement « selon ses besoins » sans contrôle humiliant. La formule du communisme, bipartite mais indivisible, suppose donc l'abondance, l'égalité, l'épanouissement de la personnalité et une discipline très élevée. »
  • La Révolution trahie, Léon Trotsky, éd. marxists.org, 1936, p. En ligne


Je pense que le monde serait bien plus ennuyeux s'il n'y avait pas de différences dans les possibilités innées entre individus ou groupes d'individus [...]. Le dogme de l'égalité humaine ne fait pas partie du communisme. La formule de "chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins", ne voudrait rien dire si les compétences étaient égales.
  • Darwin on slavery, J.B.S. Haldane, éd. Daily Worker, 14 nov 1949, p. cité in Prum, M.(2005). L'un sans l'autre : Racisme et eugénisme dans l'aire anglophone (p.109). Harmattan.