Guerre de Vendée

Insurrection vendéenne de 1793 à 1796
Article non neutre
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La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa partisans (bleus) et adversaires (blancs) du mouvement révolutionnaire dans l'Ouest de la France, entre l'An I et l'An IV (1793 et 1796) au cours de la Révolution française, et plus particulièrement pendant la Première République.

La Rochejacquelein à la bataille de Cholet

Citations modifier

Citations contemporaines modifier

Cette guerre est très difficile, car on ne sait où est l'ennemi, ni quel nombre de soldats composent son armée. Le peuple y est très fanatisé, ignorant, corrompu. Dans les moments de paix et de tranquillité, on va inutilement à la découverte, on ne voit que très peu de soldats ennemis ; mais au moment de l'attaque ces scélérats font lever tous les gens du pays, et on voit sur pied en un instant des forces prodigieuses. Les paysans sont peu instruits, ils ne connaissent pas du tout la Révolution... On les a facilement fanatisés. On leur a fait croire que les efforts que nous faisons pour rabaisser la morgue des prêtres, et leur orgueil, tendaient à détruire la religion.
  • Lettre du général Santerre à la Commune de Paris, parue dans le Journal de la Montagne, 9 octobre 1793, cité par Jean-Clément Martin.
  • La France en révolution. 1789-1799, Jean-Clément Martin, éd. Belin, coll. « Sup Histoire », 1990  (ISBN 2-7011-1205-2), p. 148


Postérité de la guerre de Vendée modifier

«L'héroïque Vendée», l'épithète est devenue comme poncive, elle s'est banalisée par un emploi trop fréquent mais si juste, et pourtant elle n'a rien perdu de son ampleur, de sa résonance, car l'épopée admet ces termes, toujours les mêmes, qui accompagnent ses protagonistes et qui, loin de rester indifférents au cœur, renforcent leur action. Les héroïsmes vendéens gardent toujours leur précieux comme des médailles d'une frappe telle et d'une richesse si grande, que le long séjour dans la terre ou le martèlement n'ont pu les altérer et que le moindre jour les rend à nouveaux brillantes et valables. Tout de suite, apparaissent des effigies inaltérables, depuis les traits angéliques d'un La Rochejaquelein, jusqu'aux lignes de bronze d'un Stofflet ; des figures saintes surgissent et dominent cette foule. Et même toutes sont marques de surhumain. Ni des soudards, ni des tortionnaires, ni des demi-soldes : tous des croisés. Des Jacques, oui, car la troupe paysanne l'emporte, mais pour une Jacquerie du divin.


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