Le Vicomte de Bragelonne

roman d'Alexandre Dumas

La trilogie des mousquetaires
Le Vicomte de Bragelonne
Vingt Ans après    

Le Vicomte de Bragelonne est un roman français, faisant suite aux Trois Mousquetaires et Vingt Ans après et constituant le dernier volet de la trilogie des Mousquetaires. Il fut publié de 1847 à 1850 par Alexandre Dumas avec la collaboration d'Auguste Maquet, d'abord dans le journal Le Siècle, sous le titre Les Mousquetaires, trilogie, indiquant que « Le Siècle a commencé le 20 octobre la publication de la troisième et dernière partie, Le Vicomte de Bragelonne ». Le roman se déroule au début du règne de Louis XIV.

Citations

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On ne laisse pas couper la tête à une douzaine de ses meilleurs amis sans que cela cause quelque tracas.


Pas le temps de s’ajuster ! pas le temps de préparer une robe ! Nous sommes ici en retard comme des Polonaises ! Nous allons ressembler à des portraits du temps de Henri IV !…
  • Montalais, apprenant la venue impromptue du roi.


Ah ! vicomte, on voit bien que vous venez de la cour : vous êtes peureux comme le roi. Peste ! à Blois, nous nous passons mieux que cela du consentement de papa !
  • Montalais, à Raoul.


il lui sembla aussi entendre le mélancolique gémissement de l’eau qui retombe dans le puits, bruit triste, funèbre, solennel, qui frappe l’oreille de l’enfant et du poëte rêveur, que les Anglais appellent splass, les poëtes arabes gasgachau, et que nous autres Français, qui voudrions bien être poëtes, nous ne pouvons traduire que par une périphrase : Le bruit de l’eau tombant dans l’eau.


Mais qu’est-ce que l’attente, sinon une sorte de folie, et qu’est-ce que la folie, sinon un excès d’espoir ?


Ce fut donc au bruit des tambours, des trompettes et des vivats, que le jeune roi franchit le seuil de ce château, dans lequel Henri III, soixante-douze ans auparavant, avait appelé à son aide l’assassinat et la trahison pour maintenir sur sa tête et dans sa maison une couronne qui déjà glissait de son front pour tomber dans une autre famille.
  • Entrée de Louis XIV au château de Blois.


Le ministre tout-puissant, qui avait pris à la reine mère sa régence, au roi sa royauté, n’avait pu prendre à la nature un bon estomac.
  • Au sujet de Mazarin.


Voyez quelle tournure simple, quel maintien gracieux ! À la bonne heure ! c’est une femme, cela, tandis que toutes les autres ne sont que des habits.


Le génie de l’Angleterre n’était plus en nous, mais en lui.
  • Charles II d'Angleterre, au sujet de Cromwell.


Je suis un nom, un chiffre habillé de velours fleurdelisé, voilà tout.
  • Le jeune Louis XIV.


Sire, il y a dans notre famille une tradition, c’est que quatre hommes, quatre gentilshommes français dévoués à mon père, ont failli sauver mon père, jugé par un parlement, gardé par une armée, entouré par une nation.
  • Charles II fait allusion aux trois mousquetaires et aux événements de Vingt Ans après.


Pourtant, qui sait si je ne trouverai pas deux ou trois millions dans les poches de nos bons amis les Espagnols ? Ils ont découvert le Pérou, ces gens-là, et, que diable ! il doit leur en rester quelque chose.
  • Mazarin


Rappelez-vous ce proverbe que je vous donne ici comme l’expression de la plus saine politique : « Réjouis-toi d’être pauvre quand ton voisin est pauvre aussi. »
  • Mazarin, à Louis XIV.


Louis écoutait ; il lui semblait étrange que Mazarin invoquât la bonne foi, lui, l’auteur de tant de supercheries politiques qu’on appelait des mazarinades.


Ah ! sire, Dieu vous garde de faire jamais de la politique avec M. Monck ! C’est lui qui m’a fait depuis un an tous les cheveux gris que j’ai !
  • Mazarin


Le casque de Monck, sire, est un coffre de fer au fond duquel il enferme ses pensées, et dont personne n’a la clef.
  • Mazarin


Un serviteur qui n’aurait que des oreilles ne serait que la moitié d’un bon serviteur.
  • D'Artagnan


Je me plaignais de n’être rien, je suis confident du roi. Un mousquetaire, c’est à en crever d’orgueil !
  • D'Artagnan


Planchet, mon ami, dit d’Artagnan, tu raisonnes comme un fromage.


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