Les Fourberies de Scapin

comédie de Molière

Les Fourberies de Scapin sont une comédie de Molière en trois actes (comportant respectivement cinq, huit, et treize scènes) et en prose, créée au théâtre du Palais-Royal à Paris le 24 mai 1671. Elle relate les ruses d'un valet qui veut tirer d'embarras son maître et un ami de son maître, tous deux exposés par leurs pères à des mariages forcés alors qu'ils ont déjà des amoureuses.

Représentation de la pièce au Khan à Jérusalem en 2008.

CitationsModifier

Scapin : À vous dire la vérité, il est peu de choses qui me soient impossibles, quand je m'en veux mêler. J'ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies ; et je puis dire, sans vanité, qu'on n'a guère vu d'homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d'intrigues, qui ait acquis plus de gloire que moi dans ce noble métier.
  • George Dandin (1671), Molière, éd. Gallimard, coll. « Folio Plus Collège », 2016, acte I, scène 2, p. 7-8 (texte intégral sur Wikisource)


Géronte : Que diable allait-il faire dans cette galère ?
  • Phrase que Géronte répète plusieurs fois quand Scapin lui raconte que son fils a été enlevé par des Turcs.
  • George Dandin (1671), Molière, éd. Gallimard, coll. « Folio Plus Collège », 2016, acte II, scène 7, p. 50 (texte intégral sur Wikisource)


Hyacinte : La douce chose que d'aimer, lorsque l'on ne voit point d'obstacle à des aimables chaînes dont deux cœurs se lient ensemble !
  • George Dandin (1671), Molière, éd. Gallimard, coll. « Folio Plus Collège », 2016, acte III, scène 1, p. 58 (texte intégral sur Wikisource)


Scapin : Je me plais à tenter des entreprises hasardeuses.
  • George Dandin (1671), Molière, éd. Gallimard, coll. « Folio Plus Collège », 2016, acte III, scène 1, p. 59 (texte intégral sur Wikisource)


Scapin : Je hais ces cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir les suites des choses, n'osent rien entreprendre.
  • George Dandin (1671), Molière, éd. Gallimard, coll. « Folio Plus Collège », 2016, acte III, scène 1, p. 59 (texte intégral sur Wikisource)


Silvestre : C'est avoir bien de la langue que de ne pouvoir se taire de ses propres affaires.
  • George Dandin (1671), Molière, éd. Gallimard, coll. « Folio Plus Collège », 2016, acte III, scène 4, p. 70 (texte intégral sur Wikisource)


Citations au sujet de la pièceModifier

Florian (1755-1794). Mes idées sur nos auteurs comiquesModifier

Sans le troisième acte, cette farce charmante serait une excellente comédie. La première scène du premier acte est un modèle d'exposition (…)
Dans le troisième [acte], la scène du sac me semble peu digne des autres ; mais la suivante, la troisième, où Zerbinette raconte à Géronte sa propre histoire, et celles que j'ai indiquées : voilà les scènes que je trouve admirables dans cette pièce, dont le dénoûment est à l'antique.
  • Œuvres, Florian, éd. Firmin Didot, 1865, p. 378


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