Malcolm X

militant américain des droits de l'homme

Malcolm Little, connu sous le nom de Malcolm X, également connu sous le nom d’El-Hajj Malek El-Shabazz (en arabe : الحاج مالك الشباز), né le 19 mai 1925 à Omaha (Nebraska) et mort assassiné le 21 février 1965 à Harlem (État de New York), est un orateur, prêcheur, porte-parole de Nation of Islam, militant politique et défenseur des droits de l'homme afro-américain.

Malcolm X le 12 mars 1964.

CitationsModifier

The Autobiography of Malcolm XModifier

Pour moi, "X" remplaçait le nom d'esclave blanc de "Little" que je ne sais quel démon aux yeux bleus nommé Little avait imposé à mes ancêtres du côté paternel.
  • (en) For me, my 'X' replaced the white slavemaster name of 'Little' which some blue-eyed devil named Little had imposed upon my paternal forebears.
  • Au sujet de son nom de famille "X" qu'il se choisit pour remplacer son nom de famille de naissance "Little".
  • (en) The Autobiography of Malcolm X (1965), Malcolm X, avec l'aide d'Alex Haley (trad. Wikiquote), éd. One World, 1992, p. 229


Malcolm X Speaks, 1965Modifier

  • 3 avril 1964, Cleveland
  • Le Pouvoir noir, Malcolm X [Textes politiques réunis et présentés par George Breitman, préface de Claude Julien] (trad. Guillaume Carle), éd. La découverte, 2008  (ISBN 978-2-7071-5440-8), chap. 3. Le bulletin de vote ou le fusil, p. .


Les nôtres ont commis l’erreur de confondre méthodes et objectifs. Tant que nous sommes d’accord sur les objectifs, nous ne devons jamais laisser la discorde s’installer entre nous, sous le seul prétexte que nous sommes en désaccord quand à la méthode, à la tactique ou à la stratégie qui doit nous permettre d’atteindre l’objectif commun. […] En vérité, nous luttons aujourd’hui pour des droits plus importants encore que les droits civiques, nous luttons pour les droits de l’homme …
  • 8 avril 1964, au Militant Labor Forum, Palm Gardens (New York).
  • Le Pouvoir noir, Malcolm X [Textes politiques réunis et présentés par George Breitman, préface de Claude Julien] (trad. Guillaume Carle), éd. La découverte, 2008  (ISBN 978-2-7071-5440-8), chap. 4. Rejoindre la révolution noire mondiale, p. 87-88


Les révolutions sont sanglantes, sont violentes, elles entraînent des effusions de sang et la mort marche sur leurs traces. L'Amérique est le seul pays que l’histoire mette en mesure d’accomplir une révolution sans violence et sans effusion de sang. Mais l'Amérique n’est moralement pas en mesure de le faire. […] Pour y parvenir sans effusion de sang, il n’y a qu’un moyen : donner aux noirs le droit de vote sans restrictions dans tous les États de l’Union. Mais si les noirs n’obtiennent pas le droit d’user du bulletin de vote, vous trouverez en face de vous un homme nouveau qui renoncera au bulletin pour donner la parole au fusil.
  • 8 avril 1964, au Militant Labor Forum, Palm Gardens (New York).
  • Le Pouvoir noir, Malcolm X [Textes politiques réunis et présentés par George Breitman, préface de Claude Julien] (trad. Guillaume Carle), éd. La découverte, 2008  (ISBN 978-2-7071-5440-8), chap. 4. Rejoindre la révolution noire mondiale, p. 92-93


By Any Means NecessaryModifier

Nous déclarons notre droit sur cette terre à être un homme, à être un être humain, à être respecté en tant qu'être humain, à nous voir donnés les droits d'un être humain dans cette société, sur cette terre, et nous avons l'intention de faire advenir cela par tous les moyens nécessaires.
  • (en) We declare our right on this earth to be a man, to be a human being, to be respected as a human being, to be given the rights of a human being in this society, on this earth, in this day, which we intend to bring into existence by any means necessary.
  • Fameux discours prononcé en 1965. Malcolm X y reprend la phrase du philosophe et psychiatre Frantz Fanon dans son discours "Pourquoi nous recourons à la violence" (Why We Use Violence) aussi appelé Address to the Accra Positive Action Conference, en 1960.
  • (en) By Any Means Necessary (Malcolm X Speeches & Writings), Malcolm X (trad. Wikiquote), éd. Pathfinder Press, 1992  (ISBN 0-87348-754-0), p. 18


Autres citationsModifier

King est la meilleure arme que les Blancs, qui veulent brutaliser les Noirs, aient jamais eu dans notre pays, parce qu’à cause de lui, quand le Blanc veut attaquer les Noirs, ils ne peuvent se défendre, parce que King a prêché cette stupide philosophie : vous n’êtes pas censés vous battre, ou vous n’êtes pas censés vous défendre.
  • Mai 1963 à la télévision de Boston.


Citations surModifier

L’Histoire nous l’a maintenant largement et durement enseigné : il existe un rythme de la révolte ; et c’est celui-ci : King, ou Baldwin, mais sûrement après, Malcolm X. […] La violence, c’est Malcolm X ; avec lui, c’est fini : Malcolm ne comprend plus et ne veut plus comprendre personne.


King, Baldwin, Malcolm X, ne sont pas trois solutions historiques possibles au problème noir, entre lesquelles les Américains pourraient choisir. Il n’existe pas plusieurs visages d’opprimés, l’un, conciliant et de bonne compagnie ; l’autre, esthète, prêt au dialogue malgré tout, et qui espère encore avidement convaincre ; le troisième, désespéré, qui ne croit plus qu’au combat. Il n’y en a qu’un seul, qui bouge, qui se transforme lentement, de l’étonnement douloureux et encore plein d’espoir, à la haine et à la violence, et envies de meurtre et de destruction. King, Baldwin et Malcolm X jalonnent le même et implacable itinéraire de la révolte, dont il est rare que le ressort, une fois lâché, ne se détendra pas jusqu’au bout.
  • « Les chemins de la révolte », Albert Memmi, dans Nous, les Nègres. Entretiens avec Kenneth B. Clark : James Baldwin, Malcolm X, Martin Luther King (1963), Kenneth B. Clark [présentation et préface de Albert Memmi] (trad. André Chassigneux), éd. La découverte, 2008  (ISBN 9782707154392), chap. Présentation de l’édition de 1965, p. 10-11


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