Paul-Jean Toulet

écrivain et poète français

Paul-Jean Toulet (Pau, 5 juin 1867 - Guéthary, 6 septembre 1920) est un écrivain et poète français, célèbre par ses Contrerimes, une forme poétique qu'il avait créée.

Paul-Jean Toulet

Les Trois Impostures, 1922Modifier

Il y a des pluies de printemps, délicieuses où le ciel a l'air de pleurer de joie.


Il y a des femmes qui plus elles vieillissent et plus elles deviennent tendres. Il y a aussi les faisans.


D’aimer son mari, c’est un fournisseur que l’on paie. Mais son amant, c’est comme de donner aux pauvres.


Dans le patois des Flandres, assure un explorateur, « épousailles » se dit « trouwplechtighied ». Ce n'est pas un joli dialecte que le flamand.


Ah ! si les antisémites nous délivraient de nos Juifs, quel débarras. Ou bien les Juifs de nos antisémites.


L'insuccès nous vaut d'être seul, et qu'à l'envi du genêt sur la lande on ne soit ores connu que de l'aurore ou de l'orage.


Bienheureux les sots. Ils ne s'aperçoivent pas de leur solitude.


Citations sur Paul-Jean TouletModifier

Michel DéonModifier

Paul-Jean Toulet (en Béarn, on fait sonner le t final) appartient à la merveilleuse secte des écrivains dits mineurs. Mineurs parce qu’ils n’ont jamais atteint une large audience qui violerait l’intimisme de leur œuvre ou parce que les « Happy few, we band of brothers » de Shakespeare et les deux mille heureux que se souhaitait Stendhal jalousent cet élu et entendent le partager en famille, en famille seulement. Qu’on évoque son nom et il se trouve plus que souvent un membre de la secte ou même un extraterrestre pour murmurer :

Dans Arle, où sont les Aliscams,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton cœur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes.
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes.


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