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Samuel Brussell, né à Haïfa en 1956, est un écrivain et éditeur suisse.

CitationsModifier

Cette image d'hommes devenus fous parce qu'ils ne peuvent plus prier, c'est-à-dire donner voix à leur moi intime, parce qu'ils ont perdu leur lieu, leur langue, leur histoire, me semble être prophétique, un siècle après l'apocalypse de 1917. Ne nous méprenons pas sur le sens de l'attaque contre l'unicité de l'individu, c'est le retour de la loi du plus fort.

  • « Samuel Brussel, l'inactuel », Propos recueillis par Bernard Quiriny, l'incorrect, nº 3, Novembre 2017, p. 70


L'art et le sacré ne font qu'un. Un authentique anticlérical comme Stendhal le savait, qui se laissait éblouir en Italie par la splendeur des églises qu'il visitait. Enlevez son clocher à un village et il n'y a plus de village. Enlevez l'influence du christianisme à l'Europe et il ne reste que des cannibales.

  • « Samuel Brussel, l'inactuel », Propos recueillis par Bernard Quiriny, l'incorrect, nº 3, Novembre 2017, p. 71


Baudelaire écrivait dans Mon cœur mis à nu : « Théorie de la vrai civilisation. Elle n'est pas dans le gaz, ni dans la vapeur, ni dans les tables tournantes. Elle est dans la diminution des traces du péché originel. » Le vrai progrès ne peut être que moral et donc individuel. Est de droite qui reconnaît la vérité du péché originel. Est de gauche qui s'accroche à la théorie de Darwin. On exagère ? Peut-être. « Mais en un temps où le monde s'éloigne de l'art avec un telle horreur, où les hommes se laissent abrutir par l'idée exclusive d'utilité, je crois qu'il n'y a pas grand mal à exagérer un peu dans le sens contraire », écrivait Baudelaire au chantre du Progrès, le républicain Hugo. Adieu, gaz, vapeur, tables tournantes.

  • « Pourquoi je n'ai jamais pu me sentir de gauche, alors que j'avais tout pour l'être (et tout à y gagner) », Samuel Brussel, l'incorrect, nº 6, février 2018, p. 23


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