Différences entre versions de « Alexandre Najjar »

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{{citation|citation=[...] Je regrette amèrement l’époque où, en compagnie de ma mère, je fréquentais l’église Saint-Jean-Baptiste à Achrafieh. Celui qu’on appelle « le Précurseur » a toujours été mon saint préféré. Je ne sais pas s’il était essénien ou non. Ce que je sais, c’est qu’'''il eut le courage de tout abandonner pour aller prêcher dans le désert''' !
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{{Réf Livre
}}
 
{{citation|citation=[...] Je suis un [[enfance|enfant]] de la [[guerre]] : j’en ai gardé des traumatismes indélébiles. La guerre, je n’ai pas honte de l’avouer, j’y ai participé par [[devoir]] [...].
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{{Réf Livre
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{{citation|citation= [...] Le [Liban] est [...] une mosaïque de dix-huit communautés religieuses. '''Nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone'''. Nous vivons ''avec'' les musulmans, nous ne vivons pas ''chez'' eux. Musulmans et chrétiens forment les deux piliers du Liban « définitif » et indépendant. Si l’un de ces piliers s’effondre, le pays tout entier s’écroule ! C’est sans doute en pensant à cette cohabitation que le pape Jean-Paul II a déclaré un jour que « le Liban est plus qu’un [[pays]], c’est un [[message]] » ! La présence des chrétiens au Liban est indispensable, elle est d’ailleurs souhaitée par les musulmans modérés qui voient en eux un facteur d’enrichissement, d’ouverture et d’équilibre. Mais ce n’est certainement pas l’avis des intégristes...
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{{Réf Livre
|année=2011
|page=87
}}
 
{{citation|citation= Ils étaient riches, oui, car la [[culture]] est un [[trésor]]. [...] Avec une machine pareille, Kozhaya et la Kadicha allaient s’imposer comme un phare culturel incontournable au Levant, en Asie et en Afrique, et cela, il le savait, n’avait pas de prix.
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{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=94
}}
 
{{citation|citation= Il feuilleta le [[livre]] avec dévotion et se dit qu’il y avait quelque chose d’[[humanité|humain]] dans cet objet : il avait un pied, un dos, une odeur, une peau et, quand on en tournait les pages, une voix.
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{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=96
}}
 
{{citation|citation= Ce que vous appelez entêtement, je l’appelle indépendance !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=124
}}
 
{{citation|citation= ''Memento mori'' [...]. C’est pour se rappeler la [[mort]] et mieux s’y préparer ! [...] On n’a pas à accomplir des choses extraordinaires pour devenir des saints. '''La sainteté est dans l’exercice des détails les plus anodins de la vie quotidienne avec amour et en communion avec [[Dieu]]''' ! [...] La Kadicha est le lieu idéal pour la prière et la solitude. Ici, j’ai atteint une paix intérieure à laquelle je ne renoncerais pour rien au monde ! [...] Chacun a une mission dans la vie. Tout être doit écouter Dieu et faire ce qu’Il lui dit. Moi, il m’a demandé de venir ici, je suis venu. C’est ici, dans cette grotte de la Kadicha, que je souhaite mourir !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=129
}}
 
{{citation|citation= Ta [[beauté]] est l’exemple le plus éclatant de l’existence de Dieu !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=135
}}
 
{{citation|citation= La mort de Baddoura n’ébranla pas la [[foi]] d’Ibrahim ; elle conforta sa piété. La [[prière]] devint pour lui le meilleur moyen de communiquer avec la défunte et d’implorer la miséricorde de Dieu qui l’avait rappelée à Lui. Il ne manifesta aucune [[rancune]] à l’égard du Créateur, convaincu que le départ de Baddoura était écrit et que la volonté divine devait être respectée, quelque sévère qu’elle fût.
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{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=137
}}
 
{{citation|citation= J’ai perdu goût à la [[vie]] depuis la mort de Baddoura. Là-bas, dans la Kadicha, il me sera possible de consacrer tout mon temps à la prière et à la méditation... [...] Ma décision est prise. Saint Jean-Baptiste m’a donné la force de l’imiter, lui qui a tout quitté pour aller prêcher dans le désert et baptiser dans le Jourdain... Son détachement, sa foi, son courage sont si exemplaires que je n’ai pu m’empêcher de suivre ses traces ! <br> Rafqa lâcha un profond soupir. <br> — Pourvu que tu ne finisses pas comme lui !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=137-138
}}
 
{{citation|citation= À gauche, perchée sur un massif rocheux, Bécharré ; à droite, un paysage qu’on dirait tridimensionnel : une colline baignée de lumière se découpe sur une colline obscure que le [[soleil]] couchant n’éclaire plus... Une brume pellucide ajoute à la féerie de cette vision. <br> — C’est beau, dis-je, émerveillé. '''Voilà le Liban que j’aime !'''
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=165
}}
 
{{citation|citation= [L]e mot ''maguen'', en hébreu, signifiait à la fois « bouclier » et « protéger, défendre, entourer », terme qui convenait parfaitement aux [[roi]]s. Dans la [[Bible]], ce terme revenait à plusieurs reprises pour désigner un roi ou le Roi des rois. Dans un passage de la Genèse, par exemple, Dieu dit : « '''Ne crains rien, c’est moi ton bouclier ! »
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=168
}}
 
{{citation|citation= — [[Jésus]] n’attachait pas une grande importance au jeûne [...]. On le voit festoyer, boire du vin, au lieu de se priver de nourriture ! <br> — Vous oubliez, madame, que c’est par le jeûne que le Christ se prépare à son ministère et à l’accomplissement du mystère pascal [...]. La durée de quarante jours du jeûne de Jésus rappelle celui de Moïse sur le Sinaï. Le Christ est, en quelque sorte, un nouveau Moïse venu apporter la loi nouvelle et la délivrance à son peuple ! <br> — Mais il a raillé le jeûne des disciples de Jean-Baptiste ! <br> — Pour le Christ, madame, '''il faut jeûner sans se préoccuper du jugement des hommes'''. N’est-ce pas Lui qui nous enseigne : « Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour que l’on voie bien qu’ils jeûnent. En vérité je vous le dis, ils ont déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage pour que ton jeûne soit connu non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » ? <br> À court d’arguments, la femme n’insista plus.
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=173-174
}}
 
{{citation|citation= « Un ascète ne pleure pas », se dit-il en serrant les lèvres. Il eut envie de crier, d’extérioriser sa douleur, mais, craignant que l’écho ne le trahît en répercutant sa voix, il se ravisa. Il ouvrit alors les Évangiles et relut la fameuse phrase de Jésus : « '''Celui qui croit en moi, quand même il serait mort, vivra.''' » Sa mère n’était donc pas morte.
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=175
}}
 
{{citation|citation= Le désespoir n’est pas chrétien.
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{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=178
}}
 
{{citation|citation= Je ne dois pas chercher à diminuer mon supplice quand le Seigneur a embrassé le sien jusqu’à l’extrémité sans en vouloir adoucir la rigueur !
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{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=182
}}
 
{{citation|citation= « Je suis entré pauvre dans la vie monastique, j’en sortirai intérieurement riche ».
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{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=185
}}
 
{{citation|citation= [L]e silence et la solitude ont un sens : elles permettent de s’unir à Dieu. Quant à la souffrance, elle a une valeur rédemptrice : la valeur du salut ! [...] [Le père Nehmetallah al-Hardini] disait : « Le moine dans son monastère est un roi dans son palais : sa congrégation est son royaume ; ses frères constituent son armée ; ses vertus sont sa gloire ; l’amour de Dieu et de son ordre forment sa couronne ; sa pureté et sa chasteté lui servent de spectre ; sa pauvreté, son obéissance et ses prières sont ses armes ; son habit de pourpre est tissé d’humilité et de mansuétude. »
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=186
}}
 
{{citation|citation= Souviens-toi avec quelle sérénité M. de Chasteuil a affronté le départ de sa mère. [[Victor Hugo]], qui a perdu sa fille, disait que « les morts sont des invisibles, mais non des absents ! » Ta maman est toujours présente, même si on ne la voit pas. Prête l’oreille au silence, tu l’entendras...
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=188
}}
 
{{citation|citation= Avec ses amis, [[Khalil Gibran|Gibran]] dévalait les pentes de la Kadicha sans se soucier du danger. Ils grimpaient dans les [[arbre]]s, bondissaient avec les torrents, gazouillaient avec les oiseaux. Au couchant, ils aimaient regarder le soleil étaler son habit rouge sur les montagnes et les vallées comme s’il répandait son sang au lieu de ses larmes en disant adieu au Liban.
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=197
}}
 
{{citation|citation= La mort n’a pas d’âge.
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=207
}}
 
{{citation|citation= Depuis des siècles, ce pauvre pays n’a jamais connu la paix. Nous ne sommes que le paillasson des grandes puissances !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=211
}}
 
{{citation|citation= Le but de la [[vie]] est de nous rapprocher de ses [[secret]]s, et la [[folie]] en est le seul moyen ! [...] Et moi, je suis en exil dans un pays lointain où vivre en ermite est considéré comme une folie !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=213
}}
 
{{citation|citation= Avait-il été puni par le [[destin]] pour avoir été infidèle à ses racines, à Hala, à sa vallée ?
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=215
}}
 
{{citation|citation= La [[forêt]] de Cahoonzie ne ressemblait pas tellement à la Kadicha, mais, en y pénétrant, Gibran sentit ses souvenirs d’enfance remonter à la surface comme une épave. Les cascades, les rochers, les conifères, les oiseaux... comment ne pas penser à la Vallée sainte en s’immergeant dans cette oasis de verdure ?
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=217
}}
 
{{citation|citation= L’[[art]] est le reflet de l’âme ; la [[poésie]], le rythme de la vie. Si l’âme est triste et que la vie est obscurcie par les malheurs, à quoi bon l’image suggestive et le vers réussi ? Mieux vaut se retrancher dans la méditation plutôt que de façonner des œuvres avec nos pulsions négatives... [...] Entre-temps, ne nous taisons pas : l’art reste encore la voie la plus sûre pour arriver à Dieu !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=218
}}
 
{{citation|citation= Je songe sans cesse au Liban. Dès que je ferme les yeux sur l’océan qui me sépare de mon pays, je vois ses vallées pleines de magie et de majesté, ses montagnes que la gloire et la noblesse élèvent vers les cieux. Dès que je me fais sourd au vacarme qui emplit cette société d’exil, j’entends le murmure des ruisseaux et le bruissement des feuillages. Toutes ces beautés dont je te parle, j’aspire à les revoir, tel un nouveau-né qui réclame le sein de sa mère !
}}
{{Réf Livre
|titre=Kadicha
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Plon
|année=2011
|page=218
}}
 
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