Différences entre les versions de « Jean Bruller »

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== ''Le Silence de la mer'', 1942 ==
''{{w|Le Silence de la mer}}''
{{Citation|J'ai dit [Le grand-père à l'officier allemand] : « Avez-vous mesuré ce que vous faites ? L'avez-vous '''mesuré''' ? »
{{Citation|J'ai dit [Le grand-père à l'officier allemand] : Avez-vous mesuré ce que vous faites ? L'avez-vous '''mesuré''' ? Il a dit : Attendez-vous que cela nous intimide ? Notre lucidité est d'une autre trempe ! J'ai dit : Alors vous scellerez ce tombeau ? à jamais ? Il a dit : C'est à la vie ou la mort. Pour conquérir suffit la force : pas pour dominer. Nous savons très bien qu'une armée n'est rien pour dominer. Mais au prix de l'Esprit ! criai-je. Pas à ce prix ! L'Esprit ne meurt jamais, dit-il. Il en a vu d'autres. Il renaît de ses cendres. Nous devons bâtir pour dans mille ans : d'abord il faut détruire. Je le regardais. je regardais le fond de ses yeux clairs. Il était sincère, oui. C'est ça le plus terrible.
Il a dit : « Attendez-vous que cela nous intimide ? Notre lucidité est d'une autre trempe ! »
J'ai dit : « Alors vous scellerez ce tombeau ? à jamais ? »
Il a dit : « C'est à la vie ou la mort. Pour conquérir suffit la force : pas pour dominer. Nous savons très bien qu'une armée n'est rien pour dominer ».
« Mais au prix de l'Esprit ! » criai-je. « Pas à ce prix ! »
« L'Esprit ne meurt jamais », dit-il. « Il en a vu d'autres. Il renaît de ses cendres. Nous devons bâtir pour dans mille ans : d'abord il faut détruire ».
Je le regardais. Je regardais le fond de ses yeux clairs. Il était sincère, oui. C'est ça le plus terrible.
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{{Réf Livre
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