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Apologie de Socrate (Platon)

livre de Platon

Ne pas confondre avec le texte homonyme de Xénophon. Confusion.svg

Début de l’Apologie de Socrate dans le codex Clarkianus 39 (fin du IXe siècle).

L’Apologie de Socrate est un dialogue de Platon relatant la défense qu’aurait présentée Socrate lors de son procès en 399 av. J.-C. à Athènes.

CitationsModifier

Qu’est-ce, en effet, que craindre la mort, citoyens, sinon se prétendre en possession d’un savoir que l’on n’a point ?
  • « Apologie de Socrate », Platon (trad. Luc Brisson), dans Apologie de Socrate - Criton, Platon, éd. Flammarion, coll. « GF », 2017  (ISBN 978-2-0814-1602-4), 29a, p. 105


Ce n’est pas des richesses que vient la vertu, mais c’est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l’État.
  • « Apologie de Socrate », Platon (trad. Luc Brisson), dans Apologie de Socrate - Criton, Platon, éd. Flammarion, coll. « GF », 2017  (ISBN 978-2-0814-1602-4), 30b, p. 107


[…], pour un homme, le bien le plus grand c’est de s’entretenir tous les jours de la vertu et de tout ce dont vous m’entendez discuter, lorsque je soumets les autres et moi-même à cet examen, et […] je vais jusqu’à dire qu’une vie à laquelle cet examen ferait défaut ne mériterait pas d’être vécue.
  • « Apologie de Socrate », Platon (trad. Luc Brisson), dans Apologie de Socrate - Criton, Platon, éd. Flammarion, coll. « GF », 2017  (ISBN 978-2-0814-1602-4), 38a, p. 119


[…], il est moins difficile d’échapper à la mort qu’à la méchanceté. La méchanceté, en effet, court plus vite que la mort.
  • « Apologie de Socrate », Platon (trad. Luc Brisson), dans Apologie de Socrate - Criton, Platon, éd. Flammarion, coll. « GF », 2017  (ISBN 978-2-0814-1602-4), 39a, p. 120


   Mais vous aussi, juges, il vous faut être pleins de confiance devant la mort, et bien vous mettre dans l’esprit cette unique vérité, à savoir qu’aucun mal ne peut toucher un homme de bien ni pendant sa vie ni après sa mort, et que les dieux ne se désintéressent pas de son sort.
  • « Apologie de Socrate », Platon (trad. Luc Brisson), dans Apologie de Socrate - Criton, Platon, éd. Flammarion, coll. « GF », 2017  (ISBN 978-2-0814-1602-4), 41c-d, p. 124


   Mais voici déjà l’heure de partir, moi pour mourir et vous pour vivre. De mon sort ou du vôtre lequel est le meilleur ? La réponse reste incertaine pour tout le monde, sauf pour la divinité.
  • Dernières lignes de l’œuvre.
  • « Apologie de Socrate », Platon (trad. Luc Brisson), dans Apologie de Socrate - Criton, Platon, éd. Flammarion, coll. « GF », 2017  (ISBN 978-2-0814-1602-4), 42a, p. 124


À propos de l’Apologie de SocrateModifier

Allan BloomModifier

C’est dans la République qu’il faut chercher la véritable Apologie de Socrate, car c’est le seul dialogue où celui-ci traite comme il convient du thème que l’accusation portée par Athènes contre lui a d’office imposé à son examen. Ce thème n’est autre que le rapport du philosophe à la communauté politique.
  • La Cité et son ombre (1968), Allan Bloom (trad. Étienne Helmer), éd. Le Félin, coll. « Les marches du temps », 2006  (ISBN 2-86645-637-8), p. 21


Luc BrissonModifier

Dans l’Apologie, Platon élève au rang de « mythe fondateur » de la philosophie un fait contingent et de peu d’importance au regard de l’histoire, la condamnation à mort en 399 à Athènes d’un individu au terme d’un procès public. Et cette transmutation de la contingence en exigence absolue conserve aujourd’hui encore tout son pouvoir de fascination.

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