La cruauté est le plaisir que l'on éprouve à faire souffrir ou à voir souffrir.

LittératureEdit

CritiqueEdit

Philippe Djian, Lent dehors, 2001Edit

Certaines avaient de belles paires de fesses, de jolies poitrines. Elles avaient des cris clairs, des dents blanches, des poses étudiées. Les garçons les observaient comme du bétail et souriaient aux obscénités qu'ils échangeaient. Ils avaient des yeux vifs, des dents blanches, des manières brutales. Ce qu'ils partageaient, les uns et les autres, ce qu'évoquait leur visage, était la cruauté et l'ennui.


LittératureEdit

Prose poétiqueEdit

Joyce Mansour, Dolman le maléfique, 1961Edit

Dolman variait ses plaisirs. Une indicible moquerie dans ses yeux fouineurs, il aiguisait ses sens à volonté sur le dos satiné de ses victimes. Cruel, les brunes piquantes aux petits seins et aux poils tortillés en acrostiches provoquaient en lui une rage visuelle nuancée de mélancolie, un véritable raz-de-marée de colère sadique. Il s'enfonçait en elles dans un flamboiement sanguinaire. Il se laissait pénétrer par l'épouvante de sa victime ; froissé comme elle il frissonnait de peur et pleurait, et touchait son ventre bombé, son ventre flambant, incandescent de flammes hystériques, là, sur ses maigres flancs d'adolescent.
  • « Dolman le maléfique », Joyce Mansour, La Brèche, nº 1, Octobre 1961, p. 49


RomanEdit

André Gide, Les Faux-monnayeurs, 1925Edit

La cruauté, c'est le premier des attributs de Dieu.


Pierre Turgeon, Faire sa mort comme faire l’amour, 1981Edit

La cruauté demande un long apprentissage.
  • Faire sa mort comme faire l’amour, Pierre Turgeon, éd. Quinze, 1981, p. 25


Propos de moralistesEdit

François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions, 1664Edit

La férocité naturelle fait moins de cruels que l'amour-propre.
  • Maximes et Réflexions, suivies des œuvres mêlées de Saint Evremond, François de La Rochefoucauld, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 104


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