John Maynard Keynes

économiste britannique

John Maynard Keynes (5 juin 1883, Cambridge — 21 avril 1946, Firle, Sussex) est un économiste et un mathématicien britannique.

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Les Conséquences économiques de la paix, 1920Modifier

« Lénine aurait déclaré que la meilleure manière de détruire le système capitaliste est de s’attaquer à sa monnaie. […] Il avait raison. Il n’y a pas de manière plus subtile, plus sûre et plus discrète de renverser l’ordre existant de la société que de vicier sa monnaie. »

  • Macroéconomie, Gregory N. Mankiw (trad. Jean Houard), éd. de Boeck, 2004  (ISBN 2744501573), p. 94, 121
  • (en) The Economic Consequences of The Peace, John Maynard Keynes, éd. Macmillan, 1920  (ISBN 1-57392-139-4), p. 219-220

La Fin du laissez-faire, 1926Modifier

« Je pense que le capitalisme, sagement aménagé, peut être rendu probablement plus efficient pour atteindre les fins économiques que tout système alternatif pour l’instant, mais je pense que ce système était, à bien des égards, extrêmement critiquable. »

  • Dictionnaire thématique de citations économiques et sociales, Gérard Lelarge, éd. Hachette Éducation, 1993, p. 42-43

Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936Modifier

« Une beaucoup trop grande part de travaux récents d'économie mathématique consiste en des élucubrations aussi imprécises que les hypothèses de base sur lesquelles ces travaux reposent, qui permettent à l'auteur de perdre de vue les complexités et les interdépendances du monde réel, en s'enfonçant dans un dédale de symboles prétentieux et inutiles. »

  • Dictionnaire des sciences économiques, Alain Beitone, Antoine Cazorla, Christine Dollo, Anne-Mary Drai, éd. Armand Colin, 2001, p. 191
  • (en) The general theory of employment, interest, and money, John Maynard Keynes, éd. Prometheus Books, 1997, chap. 21 (« The theory of prices »), p. 298


« […] les idées, justes ou fausses, des philosophes de l’économie et de la politique ont plus d’importance qu’on ne le pense en général. À vrai dire le monde (univers) est presque exclusivement mené par elles. Les hommes d’action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales sont d’ordinaire les esclaves de quelque économiste passé. Les illuminés du pouvoir qui se prétendent inspirés par des voies célestes distillent en fait des utopies nées quelques années plus tôt dans le cerveau de quelque écrivailleur de Faculté. »

  • Dictionnaire thématique de citations économiques et sociales, Gérard Lelarge, éd. Hachette Éducation, 1993, p. 115
  • (en) The general theory of employment, interest, and money, John Maynard Keynes, éd. Prometheus Books, 1997, chap. 24, p. 383


« L’économiste doit être mathématicien, historien, politicien et philosophe. Il doit aborder simultanément l’abstraction et la réalité et étudier le présent à la lumière du passé en vue de l’avenir sans qu’aucun aspect de la nature des institutions ne lui échappe. »

  • Dictionnaire thématique de citations économiques et sociales, Gérard Lelarge, éd. Hachette Éducation, 1993, p. 127

Au sujet de la Théorie générale...Modifier

« C’est un livre mal écrit, mal construit, et tout profane attiré par la renommée de son auteur se fait escroquer de cinq shillings en achetant cet ouvrage plein de confusion et d’erreurs… Dans la Théorie générale, le système keynésien ne se dégage que de façon floue, comme si son auteur était à peine conscient de son existence et instruit de ses propriétés. Des discours algébriques assommants sont émaillés de vues pénétrantes et d’intuition profondes. Une définition maladroite donne soudain naissance à un passage inoubliable… Je ne crois pas trahir de secret en disant que personne d’autre à Cambridge (dans le Massachusetts) ne savait de quoi il retournait, douze à dix-huit mois après sa publication. En fait, jusqu’à ce qu’apparaissent les modèles mathématiques de Meade, Lange, Hicks et Harrod, on a tout lieu de croire que Keynes lui-même n’avait pas vraiment compris sa propre analyse. »

  • Théories et modèles de la macroéconomie, P.A.Muet, éd. Economica, 1984, vol. Tome 1, p. 102


Propositions pour une Union monétaire internationale, 1941Modifier

« Je crois que les américains peuvent être amenés à une compréhension sympathique de nos diffcultés. En prenant en compte les éléments qui sous-tendent nos plans d'après guerre, peu importe la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons pour l'instant, nous [le Commonwealth] nous retrouverons au sommet du monde, l'une des deux ou trois puissances du futur. »


« L'idée qui sous-tend ma proposition pour une Union Monétaire est simple, à savoir [...] l'établissement d'une Banque de Règlement internationale. »


« La Banque [internationale] pourrait mettre en place un compte en faveur d'une autorité de gouvernance supranationale chargée de préserver la paix et de maintenir l'ordre international. Si un quelconque pays venait à empiéter sur ses ordonnances convenablement autorisées, cette autorité de gouvernance pourrait être habilitée à saisir les gouverneurs de la Banque des Règlements afin de geler le compte de la banque centrale du pays délinquant envers l'une de ses ordonnances et empêcher toute transaction sur ce compte en dehors de son autorité. Ceci constituerait une excellente machinerie pour imposer un blocus financier. »


Citations rapportéesModifier

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  • « Les penseurs qui ont fait de l'économie une science », John Maynard Keynes, Capital, nº Hors-série, mai/juin 2007, p. 62


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  • L'art de ne pas travailler, Ernie Zelinski, éd. Eyrolles, 2006  (ISBN 2-7081-3634-8), p. 251


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