Pablo Neruda

poète chilien
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Pablo Neruda, nom de plume de Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto, né le 12 juillet 1904 à Parral (région du Maule) et mort le 23 septembre 1973 à Santiago du Chili, est un poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien.

Photographie du jeune Pablo Neruda.

CitationsModifier

Vingt poèmes d'amour et une chanson désespéréeModifier


  • Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Pablo Neruda (trad. Christian Rinderknecht), éd. Gallimard, 1998  (ISBN 978-2-07-040421-6), p. 
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Résidence sur la terreModifier

Chant généralModifier


Je ne viens rien solutionner.
Je suis venu ici chanter, je suis venu
afin que tu chantes avec moi.


Je ne suis pas seul dans la nuit
dans l’obscurité de la terre.
Je suis peuple, peuple innombrable.
J’ai dans ma voix la force pure
qu’il faut pour franchir le silence
et germer parmi les ténèbres.

  • Chant général, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1984  (ISBN 2-07-032247-5), partie X. Le fugitif, p. 368


Les Vers du capitaineModifier


  • « Les Vers du capitaine », dans Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1998  (ISBN 978-2-07-040421-6), p. 
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La Centaine d'amourModifier


Je t’aime sans savoir comment, ni quand, ni d’où,
Je t’aime sans détour, sans orgueil, sans problèmes :
Je t’aime ainsi, je ne sais aimer autrement

  • (es)

    Te amo sin saber cómo, ni cuándo, ni dónde,
    te amo directamente sin problemas ni orgullo :
    así te amo porque no sé amar de otra manera

  • Matin / Mañana, 17.


Mémorial de l'Ile NoireModifier

Et ce fut à cet âge… La poésie
vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d’où
elle surgit, de l’hiver ou du fleuve.
Je ne sais ni comment ni quand,
non, ce n’étaient pas des voix, ce n’étaient pas
des mots, ni le silence :
d’une rue elle me hélait,
des branches de la nuit,
soudain parmi les autres,
parmi les feux violents
ou dans le retour solitaire,
sans visage elle était là
et me touchait.

  • La Poésie
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. I. Là où naît la pluie, p. 31


Quelquefois nous nous souvenons
de celui qui vécut en nous
et nous lui demandons peut-être de se souvenir de nous,
de savoir au moins que nous fûmes lui, que nous parlâmes avec sa langue,
alors, du fond des heures consumées,
il nous regarde mais ne nous reconnaît pas.

  • L’Enfant perdu
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. I. Là où naît la pluie, p. 41


Qui découvre le qui je suis découvrira le qui tu es
Et le comment, et le où ça.

  • L’Injustice
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. I. Là où naît la pluie, p. 44


Les livres tissèrent, creusèrent,
déroulèrent leur serpentin
et peu à peu, derrière
les choses, les travaux,
surgit comme une odeur amère
et avec la clarté du sel
l’arbre du savoir.

  • Les Livres
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. I. Là où naît la pluie, p. 52-53


Et bien d’autres choses que taisent les livres
remplis d’une splendeur sans joie : il faut
entamer peu à peu la pierre qui écrase,
dissoudre peu à peu le minerai de l’âme
jusqu’à ce que tu sois celui qui lit,
jusqu’à ce que l’eau chante par ta bouche.

  • Pampoésie
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. II. La Lune dans le labyrinthe, p. 71


Il est tard, trop tard. Je poursuis, j’aligne
un exemple après l’autre, leur morale m’échappe,
car de toutes mes vies passées je suis absent
tout en étant aussi cet homme que je fus.
[…]
Je n’ai de mon passé que ces marques cruelles
mais ces souffrances-là me disent que j’existe.

  • Il n’y a de pure lumière
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. II. La Lune dans le labyrinthe, p. 115


J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon ;
je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience :
je ne sais si elle est vague seule ou être profond
ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture
éblouissante de navires et de poissons.
Le fait est que même endormi
par tel ou tel art magnétique je circule
dans l’université des vagues.

  • La Mer
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. III. Le feu cruel, p. 157


Ce qui ne vous est arrivé
est ce qui détermine le silence,
et si je ne veux plus parler
c’est que je suis resté là dans l’attente :
dans cette région, ce jour-là,
je ne sais pas ce qui m’est arrivé
pourtant je ne suis plus même.

  • La Solitude
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. V. Sonate critique, p. 238


Où est la vérité ? La clef
s’est égarée dans une armée de portes
et la voici parmi les autres,
sans trouver désormais sa serrure.

  • Enfin il n’y a plus personne
  • « Mémorial de l’Ile Noire » (1964), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), chap. V. Sonate critique, p. 239


EncoreModifier

A bientôt, invité.
Bonjour.
Mon poème a surgi
Pour toi, pour personne,
Pour tous.

Je vais t’en prier : laisse-moi inquiet.
Je vis dans l’océan intraitable
et le silence m’est pesant, terriblement.

Je meurs dans chaque vague chaque jour.
Je meurs dans chaque jour en chaque vague.
Pourtant le jour
ne meurt jamais.
Il ne meurt pas.
Et la vague ?
Non plus.

Merci.

  • « Encore » (1969), dans Mémorial de l’Ile Noire, suivi de Encore, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1977  (ISBN 2-07-032169-X), p. 323-324


J’avoue que j’ai vécuModifier


Tout est dans le mot… Une idée entière se modifie parce qu’un mot a changé de place ou parce qu’un autre mot s’est assis comme un petit roi dans une phrase qui ne l’attendait pas et lui a obéi…


La poésie est toujours un acte de paix. Le poète naît de la paix comme le pain naît de la farine.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. Je partis chercher les vaincus, p. 209


Je suis arrivé, au long d’une dure leçon d’esthétique et de recherche, à travers les labyrinthes de la parole écrite, à être le poète de mon peuple. C’est là ma récompense […]. Ma récompense est ce moment grave de ma vie où, au fond du charbon de Lota, en plein soleil dans la salpêtrière ardente, un homme est monté de la fosse comme on remonte de l’enfer, le visage transformé par le travail terrible, les yeux rougis par la poussière et, me tendant sa main durcie, cette main qui porte la carte de la pampa dans ses cals et dans ses rides, m’a dit, les yeux brillants : « Il y a longtemps que je te connais, mon frère. »
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. La patrie dans les ténèbres, p. 263


Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. Navigation aller et retour, p. 343


Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde puisse parler, lire, écouter, s’épanouir.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. Navigation aller et retour, p. 344


La poésie a perdu son lien avec le lecteur lointain… Il faut le renouer… Il faut que la poésie marche dans l’obscurité et retrouve le cœur de l’homme, les yeux de la femme, les inconnus de la rue, ceux qui à une certaine heure crépusculaire ou en pleine nuit étoilée ont besoin d’elle, même s’il s’agit d’un seul vers…
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. La poésie est un métier, p. 392


Une chose me satisfait : c’est d’avoir fait respecter, d’une façon ou d’une autre, au moins dans mon pays, le métier de poète, la profession de poésie.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. La poésie est un métier, p. 397


Le poète, s’il n’est pas réaliste, est un écrivain mort. Mais le poète qui ne serait que réaliste serait lui aussi un écrivain mort. Le poète irrationnel ne peut espérer être compris que de lui-même et de son égérie, ce qui est plutôt affligeant. Le poète rationaliste sera compris même des ânes, ce qui est également triste. Pour les équations poétiques il n’y a pas de table de logarithmes, ni d’ingrédients imposés par Dieu ou par le diable, mais ces deux personnages capitaux s’affrontent à l’intérieur de la poésie et l’emportent à tour de rôle, sans qu’elle soit pour autant jamais vaincue.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. La poésie est un métier, p. 398


L’enfant qui ne joue pas n’est pas un enfant, mais l’homme qui ne joue pas a perdu à jamais l’enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup. J’ai construit ma maison comme un jouet, et j’y joue du matin au soir.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. La poésie est un métier, p. 403


Un bibliophile pauvre a souvent l’occasion de souffrir. Les livres ne lui échappent pas des mains, ils passent par-dessus sa tête, à vol d’oiseau, sur les ailes de l’argent.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. La poésie est un métier, p. 407


…Pendant ce temps les hommes grimpent dans l’espace… Ils laissent des traces de souliers sur la lune… Toute lutte pour changer, hormis les vieux systèmes… La vie des vieux systèmes a éclos dans les énormes toiles d’araignée du Moyen Age… Des toiles d’araignée plus résistantes que l’acier des machines… Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui l’ont fait triompher, qui l’ont fait fleurir… Mince alors !… Le printemps est inexorable !
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. Patrie douce et dure, p. 494


Pour un poète, il est inoubliable et bouleversant d’avoir incarné, ne serait-ce qu’une minute, l’espoir aux yeux de beaucoup d’hommes.
  • J’avoue que j’ai vécu, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1987  (ISBN 2-07-037822-5), chap. Patrie douce et dure, p. 497


Né pour naîtreModifier

Les livres de Julio Cortázar, de Mario Vargas Llosa, de Carlos Fuentes et de Gabriel García Márquez présentent une préoccupation constante pour l’Amérique, une thématique salutaire enracinée dans nos vérités, une ambiance qui nous est propre et qu’ils ont recréée d’une manière souvent grandiose. Nous ne devons pas l’oublier. Malgré leur éloignement, parfois sous la contrainte de l’exil, ils sont plus américains que beaucoup de leurs compatriotes qui vivent de ce côté-ci de la mer.
  • Né pour naître, Pablo Neruda (trad. Claude Couffon), éd. Gallimard, 1980, p. 287


Citations au sujet de NerudaModifier

Louis AragonModifier

Voir d’autres citations de Louis Aragon.  
 

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j’entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

  • « Le Romancero de Pablo Neruda » (1948), dans Œuvres poétiques complètes I, Louis Aragon, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2007  (ISBN 978-2-07-011327-9), partie Le Nouveau Crève-cœur, p. 1110


Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l’injustice rebelle
Paris ou Santiago
[…]
Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili

  • Complainte de Pablo Neruda (Europe, 1er avril 1948), repris en chanson par Jean Ferrat dans La Complainte de Pablo Neruda.
  • « Le Romancero de Pablo Neruda » (1948), dans Œuvres poétiques complètes I, Louis Aragon, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2007  (ISBN 978-2-07-011327-9), partie Le Nouveau Crève-cœur, p. 1111


Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays

  • Complainte de Pablo Neruda (Europe, 1er avril 1948), repris en chanson par Jean Ferrat dans La Complainte de Pablo Neruda.
  • « Le Romancero de Pablo Neruda » (1948), dans Œuvres poétiques complètes I, Louis Aragon, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2007  (ISBN 978-2-07-011327-9), partie Le Nouveau Crève-cœur, p. 1113


Neruda mon ami dans l’ère des chimères
Tu trouvais notre cœur par d’étranges chemins
Puis tes chants se sont faits terriblement humains
À Madrid où ton cœur fut la dernière pierre

  • Le Bouvreuil du Chili (Les Lettres françaises, 199, 11 mars 1947)
  • « Le Romancero de Pablo Neruda » (1948), dans Œuvres poétiques complètes I, Louis Aragon, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2007  (ISBN 978-2-07-011327-9), partie Le Nouveau Crève-cœur, p. 1115


Pablo mon ami tu disais avec ce langage angoissant
Où se font paroles étranges
N’est large espace que douleur et n’est univers que de sang
Si loin que j’aille rien ne change

  • « Élégie à Pablo Neruda » (1966), dans Œuvres poétiques complètes II, Louis Aragon, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2007  (ISBN 978-2-07-011328-6), p. 1075


Julio CortázarModifier

Voir d’autres citations de Julio Cortázar.  
 
  • « Lettre ouverte », Julio Cortázar (trad. Laure Guille-Bataillon), dans Résidence sur la terre, Pablo Neruda (trad. Guy Suarès), éd. Gallimard, 1972  (ISBN 2-07-031883-4), p. 
    Cette source est trop vague : les champs page doivent être renseignés. Si des références précises ne sont pas données, la citation devra être retirée de la page.


L’homme Neruda se dresse, enfin libre et nu, il regarde devant lui et il voit un peuple en lutte, il entre dans la guerre d’Espagne comme on entre dans la mer à bout de sueur et de poussière, Pablo peut écrire L’Espagne au cœur, Pablo est déjà parmi les hommes, le Chant Général bat dans son sang, il sait déjà, lui, que nous ne sommes pas seuls, que no man is an island, que nous ne serons plus jamais seuls sur l’Ile Terre.
  • « Lettre ouverte », Julio Cortázar (trad. Laure Guille-Bataillon), dans Résidence sur la terre, Pablo Neruda (trad. Guy Suarès), éd. Gallimard, 1972  (ISBN 2-07-031883-4), p. 11


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