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Paradis

concept religieux désignant un lieu où l'existence est éternelle

HistoireModifier

Adolf Hitler, in Libres propos sur la guerre et la paix, 1952Modifier

Je conçois que l'on puisse s'enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens !
  • Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952, t. 1, 13 décembre 1941, p. 141


LittératureModifier

EssaiModifier

Léon Bloy, Éxégèse des lieux communs, 1902Modifier

Par nature, le Bourgeois est haïsseur et destructeur de paradis. Quand il aperçoit un beau Domaine, son rêve est de couper les grands arbres, de tarir les sources, de tracer des rues, d'instaurer des boutiques et des urinoirs. Il appelle ça monter une affaire.
  • Éxégèse des lieux communs, Léon Bloy, éd. Rivages, coll. « Rivages poche / Petite Bibliothèque », 2005, p. 141


Paul Claudel, Conversations dans le Loir-et-Cher, 1935Modifier

Quand l'homme essaye d'imaginer le Paradis sur terre, ça fait tout de suite un Enfer très convenable.
  • Conversations dans le Loir-et-Cher (1935), Paul Claudel, éd. Gallimard, coll. « L'Imaginaire », 1984  (ISBN 2070701913), p. 24


NouvelleModifier

Vladimir Nabokov, Le Mot, 1923Modifier

Mon âme était saisie d'une sensation de polychromie, de liberté et de sublimité divines : je savais que j'étais au paradis.
  • Cette citation est extraite de la nouvelle Le Mot qui parut pour la première fois en langue française en 2010.
  • « Le Mot », Vladimir Nabokov (trad. Bernard Kreise), Le Magazine Littéraire, nº 495, Mars 2010, p. 10


Prose poétiqueModifier

André Breton, Poisson soluble, 1924Modifier

« Filles du sépulcre bleu, jours de fête, formes sonnées de l'angélus de mes yeux et de ma tête quand je m'éveille, usages des provinces flammées, vous m'apportez le soleil des menuiseries blanches, des scieries mécaniques et du vin. C'est mon ange pâle, mes mains si rassurées. Mouettes du paradis perdu ! »


Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927Modifier

Nul paradis n'est permis à qui s'est rendu compte un jour de l'existence de l'infini.
  • La Liberté ou l'Amour (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. « L'Imaginaire », 1982  (ISBN 2-07-027695-3), chap. VIII. À perte de vue, p. 88


Novalis, Hymne à la nuit, 1800Modifier

Autrefois, parmi les races diverses qui peuplent au loin le monde, un destin de fer étendait sa souveraine puissance. Des liens étroits et grossiers enchaînaient leur ame, et la terre était la patrie et le séjour de leurs dieux ; sur les montagnes de l’Orient et dans le sein de la mer, habitait le soleil, lumière vivante et répandant partout la chaleur. Un vieux géant portait le monde, et les premiers enfans de la terre reposaient sous les montagnes, avec leur rage impuissante contre les nouveaux dieux et contre les hommes ; les profondeurs de la mer renfermaient une déesse, et dans les grottes de cristal, un peuple joyeux passait une vie de voluptés [...]. Le vin était meilleur, versé par les mains de la jeunesse, un dieu était dans la grappe, une déesse dans les gerbes, et la plus belle habitante de l’Olympe avait dans ses attributions les doux frémissemens de l’amour.
  • « Hymne à la nuit », Novalis, Nouvelle revue germanique, nº 14, 1833, p. 236


MédiasModifier

JournauxModifier

Sabrina Champenois, Notre tasse d'athée, 2011Modifier

Comment fait-on pour être heureux au paradis ? Est-ce que c'est un objectif possible quand on flotte dans l'espace jusqu'à la fin des temps ? Est-ce que les humains s'organisent en mini-sociétés dans l'au-delà ? Avec encore des systèmes hiérarchiques ? Ce sont des questions tout à fait valables, même sorties du contexte théologique.
  • Florent Ruppert, auteur de la BD Le Royaume.
  • « Notre tasse d'athée », Sabrina Champenois, Libération, nº 9257, 17-02-2011, p. III


TélévisionModifier

Clara et Robert Kuperberg, American Dog, 2006Modifier

Si le paradis existe, je souhaite y trouver deux choses : a) le sexe dans l'au-delà ; b) pouvoir retourner à l'endroit qui vous a inspiré la curiosité la plus vive, la plus pertinente, la plus nostalgique, et y vivre caché comme une mouche sur le mur. Pour moi, ce serait le Los Angeles des années 1940 à 60. J'aimerais tourner sur une boucle perpétuelle à travers cette époque... regarder les gens baiser et sucer... observer les flics dans leur environnement naturel et les voir enquêter sur les crimes. J'aimerais être avec le Dahlia Noir quand elle est morte, avec ma mère quand elle s'est fait buter, et, j'aimerais passer mes journées assis, là, à parler au chien.
  • Clara et Robert Kuperberg, American Dog, Arte, 16 novembre 2006


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