Désobéissance civile

La désobéissance civile est le refus assumé et public de se soumettre à une loi ou un pouvoir jugé injuste, en faisant de ce refus une arme de combat pacifique. Le terme fut forgé en 1849 par l'américain Henry David Thoreau dans son essai La Désobéissance civile.

CitationsModifier

Xavier RenouModifier

Nous avons besoin d'une véritable pensée stratégique, d'une pensée qui ne s'interdise pas d'explorer de nouveaux chemins, même s'ils ne sont pas balisés et comportent leur part de risques. Une pensée stratégique, c'est d'abord une pensée qui remet la question du résultat, donc de l'efficacité, au cœur de la réflexion.


Des objectifs intermédiaires, clairs, précis, limités, atteignables à court ou moyen terme seront déterminés avec le souci d'une progression qui verra chaque victoire renforcer la mobilisation vers la suivante, et rapprocher les militants de leur objectif ultime.


Pour être pédagogique, l'action doit être acceptable aux yeux du plus grand nombre. La non-violence rend possible l'adhésion du plus grand nombre.


Le militant radical, au sens propre du terme, est celui qui s'attaque à la racine des problèmes, ce qui ne détermine pas a priori un mode opératoire ou un autre.


La désobéissance civile se mène au grand jour, elle fait de l'opinion son juge en se présentant comme ultime de citoyens conscients de leurs obligations morales pour défendre le bien commun.


Notre tour est aujourd'hui venu de nous inscrire dans la longue Histoire des luttes pour le progrès humain. C'est maintenant à nous de désobéir pour honorer le passé, protéger le présent et écrire un avenir heureux et vivable pour tous.


Henry David ThoreauModifier

Il est moins souhaitable de cultiver le respect de la loi que le respect du bien moral. La seule obligation que j'ai le droit de suivre est celle de faire en tout temps ce que je pense être le bien.


Il est des lois injustes – devons-nous tout simplement leur obéir, ou devons-nous entreprendre de les amender, et leur obéir jusqu'à ce que nous ayons obtenu gain de cause, ou bien encore devons-nous les transgresser d'emblée ?


Il est de mon devoir, en tout état de cause, de m'assurer que je ne contribue pas au mal que je condamne.


Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, c'est en prison que l'homme juste est à sa place.


Michael WalzerModifier

Un refus opposé par la police (ou par l'échelon politique) peut être une occasion de désobéissance civile, au nom des libertés civiques ou au nom de la cause elle-même. [...] Je suppose qu'il existe – ou qu'il existera – des occasions valant la peine de prendre de tels risques, mais personne ne devrait douter de leur gravité.


Voir aussiModifier

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