Franchise

La franchise est la qualité de quelqu'un qui est franc.

LittératureModifier

ManifesteModifier

René Crevel, Note en marge du jeu de la vérité, 1934Modifier

Dans la jungle, de lui-même l’explorateur se rit des pièges à loup dissimulés derrière les broussailles intimes. D’un saut, il franchit le fossé entre ce qui a été et ce qui, selon ses rêves, eût dû être. Il y a excès plutôt que défaut de franchise.
  • « Note en marge du jeu de la vérité », René Crevel, Documents 34, nº 20, Avril 1934, p. 21


Prose poétiqueModifier

Francis Picabia, Dactylocoque, 1922Modifier

J'aime la franchise, les hypocrites me dégoûtent, il faut préférer la jouissance physique à tout et ne s'abandonner qu'avec soi-même ; l'effusion partagée ressemble à deux autos face à face, qui cherchent mutuellement à se faire reculer.
  • « Dactylocoque », Francis Picabia, Littérature Nouvelle Série, nº 7, Décembre 1922, p. 11


RomanModifier

André Gide, Les Faux-monnayeurs, 1925Modifier

L'important n'est pas tant d'être franc que de permettre à l'autre de l'être.


Henri Jeanson, Pépé le MokoModifier

Tu portes ta carte d'inspecteur sur la figure. Avoir l'air faux-jeton à ce point-là, j'te jure que c'est vraiment de la franchise.
  • Jean Gabin, Pépé le Moko (1937), écrit par Henri Jeanson


Térence, L'AndrienneModifier

La complaisance fait les amis, la franchise les ennemis.
  • (la) Obsequium parit amicos, veritas parit odium.
  • « L'Andrienne », Térence (166 av. JC), dans Théatre complet des Latins, comprenant Plaute, Térence et Sénèque le tragique, éd. Firmin Didot frères, acte 1, scène 1, p. 553, vers 68 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


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