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Vieillesse

âge ultime de l'être humain

La vieillesse est l'âge ultime de l'être humain, qui succède à l'âge mûr, appelé aussi par euphémisme « troisième âge » (on nomme parfois quatrième âge le moment où l'on devient dépendant, qui correspondait dans la décennie 1990 au moment où on bénéficiait de l'aide physique de ses enfants nouvellement retraités).


Sommaire

Antiquité, Moyen-AgeModifier

CicéronModifier

La volupté, qui est honteuse à tous les âges, est une turpitude pour la vieillesse.

  • Traité des devoirs (44 av. J.C.), Cicéron (trad. Gallon La-Bastide), éd. Victor Lecou, 1850, p. 104

RenaissanceModifier

Michel-AngeModifier

Mes yeux, soyez certains
Que le temps passe et que l'heure s'approche
Qui ferme le passage aux tristes larmes.

  • Poésies (1503-1560), Michel-Ange (trad. Michel Orcel), éd. Imprimerie Nationale, 1993, p. LXIX


Ici je suis reclus de même que la moelle
Dans son écorce, plein de misère et seul,
Comme l'est un esprit lié dans une ampoule;
(…)
On voit près de mon seuil des crottes de géant,
Car ceux, autant qu'ils sont, qui prennent une purge
Ou mangent du raisin, ne vont ailleurs chier.
(…)
J'ai l'œil battu, poché, couleur de prune,
Les dents comme des touches d'instrument :
Ma voix sonne et s'arrête en les branlant.
(…)
Je suis perdu si je ne meurs très vite.

  • Poésies (1503-1560), Michel-Ange (trad. Michel Orcel), éd. Imprimerie Nationale, 1993, p. LXXIX


Pierre de RonsardModifier

Je n'ai plus que les os un squelette je semble
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la Mort sans pardon a frappé,
Je n'ose voir mes bras que de peur je tremble.

  • Ronsard par lui-même, Gilbert Gadoffre, éd. Seuil, coll. « Ecrivains de toujours », 1960, p. 177


Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant,
Ronsard me célébroit du temps que j'estois belle.

  • « Sonnets pour Hélène », dans Les œuvres de Pierre de Ronsard (1578), Pierre de Ronsard, éd. Buon, 1609, poème XLII, p. 281 (texte intégral sur Wikisource)


MontaigneModifier

La vieillesse nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage ; et ne se voit point d'âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi.

  • Essais, Livre III (1588), Michel de Montaigne, éd. Flammarion, 1979, p. 33

XVIIè siècleModifier

François MaynardModifier

Pour moy, ie cede aux ans ; Et ma teste chenuë,
M’apprend qu’il faut quitter les hommes, et le jour,
Mon sang se refroidit. Ma force diminuë ;
Et ie serois sans feu, si j’estois sans Amour.

  • Les Œuvres de Maynard, La belle Vieille ODE, François Maynard, éd. A. Courbé (Paris), 1646, p. 260, v. 57-60


Saint EvremondModifier

L'expérience se forme avec l'âge, et la sagesse est communément le fruit de l'expérience ; mais, qu'on attribue cette vertu aux vieilles gens, ce n'est pas à dire qu'ils la possèdent toujours. Ce qui est certain, c'est qu'ils ont toujours la liberté d'être sages et de pouvoir s'exempter avec bienséance de toutes les gênes que l'opinion a su introduire dans le monde.

  • « A M. le Maréchal de Créqui » (1671), dans Œuvres mêlées de Saint Evremond, Saint-Evremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 274

Il se forme dans [mon humeur] je ne sais quoi de particulier qui me fait moins considérer les magnificences par l'éclat qu'elles ont que par l'embarras qu'elles donnent. Les spectacles, les fêtes, les assemblées, ne m'attirent plus au plaisir qui se trouvent en les voyant : elles me rebutent des incommodités qu'il faut essuyer pour les voir. Je n'aime pas tant les concerts par la beauté de leur harmonie que je les crains par la peine qu'il y a de les ajuster.

  • « A M. le Maréchal de Créqui » (1671), dans Œuvres mêlées de Saint Evremond, Saint-Evremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 277


CorneilleModifier

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Œuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le Comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur :
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne,
Malgré le choix du Roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

  • Monologue de Don Diègue après l'insulte du Comte


XVIIIè siècleModifier

Etienne PavillonModifier

Il n'est pas vrai que la vieillesse
Ramène chez nous le bon sens :
Ce que l'on y voit de sagesse
N'est que l'effet de la faiblesse,
Qui rend les désirs impuissants.
En vain elle paraît renoncer aux délices,
Qui firent autrefois son crime et son erreur ;
Rendez à tous ses sens leur première vigueur,
Vous verrez aussitôt revivre tous ses vices.

  • Œuvres, Etienne Pavillon, éd. Henri du Sauzée, 1720, p. 232-233


Anne-Thérèse de Marguenat de CourcellesModifier

Un des devoirs de la Vieillesse est de faire usage du temps : moins il nous en reste, plus il doit nous être précieux.

  • Œuvres de Madame la Marquise de Lambert, Anne-Thérèse, marquise de Lambert, éd. Ganeau, 1748, t. I, p. 63


XIXè siècleModifier

Joseph JoubertModifier

La vieillesse aime le peu, et la jeunesse aime le trop.


La vieillesse n’ôte à l’homme d’esprit que des qualités inutiles à la sagesse.


Craignons une vieillesse sourcilleuse.


Les livres qu’on se propose de relire dans l’âge mûr sont assez semblables aux lieux où l’on voudrait vieillir.


Charles-Augustin Sainte-BeuveModifier

La plupart des gens avancés en âge aiment bien à dire qu'ils ne sont plus bons à rien, pour insinuer que leur jeunesse étoit quelque chose de rare.


LamartineModifier

On voudrait revenir à la page où l'on aime,
Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts !

  • « Vers sur un album », dans Œuvres complètes, Alphonse de Lamartine, éd. Gosselin, Furne, Pagnerre, 1847, t. 2 (« Poésies diverses »), livre troisième, poème II (« Milly ou la terre natale »), p. 367 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


Gérard de Nerval, Les Filles du feu, 1834Modifier

Quelque artiste modeste invité aux chasses princières s'était appliqué à le pourtraire de son mieux, ainsi que sa jeune épouse, qu'on voyait dans un autre médaillon, attrayante, maligne, élancée dans son corsage ouvert à échelle de rubans, agaçant de sa mine retroussée un oiseau posé sur son doigt. C'était pourtant la même bonne vieille qui cuisinait en ce moment, courbée sur le feu de l'âtre. Cela me fit penser aux fées des Funambules qui cachent, sous leur masque ridé, un visage attrayant, qu'elles révèlent au dénouement, lorsqu'apparaît le temple de l'Amour et son soleil tournant qui rayonne de feux magiques.

  • Les Filles du feu (1834), Gérard de Nerval, éd. Maxi-Livres, coll. « Maxi-Poche Classiques Français », 1997  (ISBN 2-8771-4348-1), partie Sylvie — Souvenir du valois, VI. Othys, p. 123


Victor HugoModifier

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants;
Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière.

  • La Légende des siècles, Booz endormi, Victor Hugo, éd. Garnier-Flammarion, 1967, t. 1, p. 97, v. 21-24


Paul VerlaineModifier

       L'apollon de Pont-Audemer

Plus tard, soit que le sort, l'épargne ou le désigne,
On le verra, bon vieux, barbe blanche, œil terni,
S'éteindre doucement, comme un jour qui finit.

Ou bien, humble héros, martyr de la consigne,
Au fond d'une tranchée obscure ou d'un talus
Rouler, le crâne ouvert par quelque éclat d'obus.

  • 9 sept. 1864
  • Œuvres poétiques, Paul Verlaine, éd. Jean de Bonnot, 1975, t. 7, p. 215, vers 9-14


Henri de RégnierModifier

Et sur la lame j’ai poursuivi les Sirènes
Émergeant à mi-corps, poissonneuses et nues ;
Mais la vieillesse aussi pour elles est venue,
Sournoise, qu’elle guette, ou brusque, quelle assaille ;
Le sourire se clôt et la croupe s’écaille,
La blanche chair se hâle aux morsures du vent ;
L’écume aux cheveux roux mêle des cheveux blancs.

  • « Eglogue marine », dans Les jeux rustiques et divins, Henri de Régnier, éd. Mercure de France, 1897, p. 150


Grave et sobre, au milieu des rustiques pensées,
Il a vécu son heure et vieilli solitaire.
Son pas est lourd ; son dos se courbe vers la terre ;
Il surveille la meule et visite les ruches.
Car sa main s’engourdit et son pied las trébuche.

  • « Epitaphe pastorale  », dans Les jeux rustiques et divins, Henri de Régnier, éd. Mercure de France, 1897, p. 168


Oscar WildeModifier

Le drame de la vieillesse n’est pas qu’on est vieux, mais bien qu’on fût jeune.

  • Le portrait de Dorian Gray (1891), Oscar Wilde (trad. Eugène Tardieu et Georges Maurevert), éd. Albert Savine, 1895, p. 306 (texte intégral sur Wikisource)


XXè siècleModifier

Nicolas BouvierModifier

Seuls les vieux ont de la fraîcheur, une fraîcheur au second degré, conquise sur la vie

  • Yougoslavie, années 1950
  • Œuvres, Nicolas Bouvier, éd. Gallimard, 2004  (ISBN 9 782070 770946), partie L’usage du monde, p. 134


Charles BukowskiModifier

Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans yeux, sans cervelle, sans âme, sans cul, sans bouche, sans couleur, sans nerfs, sans rien, rien qu'un bâton, et tu te demandes ce que son thé, ses biscuits, son église et son petit pavillon ont fait pour ELLE. Et les vieux se mettent parfois dans une colère noire contre les jeunes : «Bon sang, j'ai travaillé dur toute ma vie!» (Ils prennent le travail pour une vertu, mais ça prouve seulement qu'un type est taré).


Robertson DaviesModifier

Maintenant, je fais plus l'amour pour me rassurer que pour le plaisir. Mes jeunes conquêtes – et elles doivent être de plus en plus jeunes -– sont flattées à cause de ma personnalité et de mon prestige. Mais il y a toujours cette expression que vous surprenez quand elles croient que vous ne les regardez pas : Il-est-vraiment-étonnant-pour-son-âge-je-me-demande-ce-que-je-ferais-s'il-avait-une-crise-cardiaque-serais-je-obligée-de-le-traîner-dehors-sur-le-palier-et-de-le-laisser-à-côté-de-l'ascenseur-et-comment-parviendrais-je-à-le-rhabiller ?

  • Dans la bouche d'un chef d'entreprise largement sexagénaire
  • Le monde des merveilles (1975), Robertson Davies (trad. Lisa Rosenbaum), éd. Payot, 1999, p. 411


Marcel JouhandeauModifier

Un jour vient où vous manque une seule chose et ce n'est pas l'objet de votre désir, c'est le désir.


C'est quand on a tout donné, quand on ne tient plus à rien qu'on possède tout.


Henning MankellModifier

Vieillir, c'est être en proie à l'inquiétude. L'inquiétude envers tout ce qui vous faisait peur quand on était enfant revient quand on est vieux...

  • Meurtriers sans visage (1991), Henning Mankell (trad. Philippe Bouquet), éd. Points Seuil, 1994  (ISBN 2-267-01605-2), p. 14


Le Président (film)Modifier

Le président Beaufort : Le repos c'est fait pour les jeunes : ils ont toute la vie devant eux, moi pas.

  • Jean Gabin, Le Président (1961), écrit par Michel Audiard


Le président Beaufort : À mon âge on vit en veilleuse, on peut toujours marcher, manger, haïr, mais à condition de faire tout ça doucement.

  • À Chalamont.
  • Jean Gabin, Le Président (1961), écrit par Michel Audiard


Paul Valéry, Œuvres II, 1941Modifier

Vieillir consiste à éprouver le changement du stable.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1960, chap. Moralités, p. 541


XXIè siècleModifier

Adolfo Bioy CasaresModifier

Dans la vieillesse tout est triste et ridicule: même la peur de mourir.

  • (es) En la vejez todo es triste y ridículo: hasta el miedo de morir.
  • (es) Diario de la guerra del cerdo, Adolfo Bioy Casares (trad. Wikiquote), éd. Émece, 2003  (ISBN 9500424452), p. 69


Carlos Ruiz ZafónModifier

La vieillesse est la vaseline de la crédulité.

  • Le Jeu de l'ange, Carlos Ruiz Zafón (trad. François Maspero), éd. Robert Laffont, 2009, p. 260


Jean-Pierre DufreigneModifier

En même temps il rougit, il mentait comme un adolescent ; on dit avec justesse que passé 55 ans on entre dans l’adolescence de sa vieillesse.

  • L’affaire Dieu, Jean-Pierre Dufreigne, éd. Plon, 2008, p. 166


Harlan CobenModifier

Se pouvait-il cependant que la mort et les grandes tragédies affectent moins les personnes âgées que le reste d'entre nous ? [...] Les vieilles gens s'affolaient facilement pour des broutilles - retards dans les transports, files d'attente à l'aéroport, service de mauvaise qualité - . Mais les choses importantes ne semblent pas les atteindre. Était-ce une étrange forme d'égocentrisme qui venait avec l'âge ? Était-ce la proximité de l'inéluctable qui vous poussait à intérioriser, occulter ou chasser de votre tête les catastrophes majeures ? Serait-ce qu'une constitution fragile, un mécanisme de défense, un instinct de survie prenait le relais ?

  • Juste un regard (2004), Harlan Coben (trad. Roxanne Azimi), éd. Pocket (n°12897), 2007  (ISBN 978-2-266-15972-2), chap. 23, p. 234


La vieillesse rendait-elle insensible à la souffrance ou était-ce simplement le masque qui gagnait en solidité ?

  • Juste un regard (2004), Harlan Coben (trad. Roxanne Azimi), éd. Pocket (n°12897), 2007  (ISBN 978-2-266-15972-2), chap. 23, p. 235


Benoîte Groult, La Touche étoileModifier

Une fois que la mort a posé sa griffe sur toi, elle ne te lâchera plus. Au fond de toi, en silence, elle va s'installer comme un taret. Ta chair va entamer sa dégradation à pas imperceptibles. Des organes que tu ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam vont t'imposer leurs caprices. Ta grâce va devenir un effort, ta beauté une conquête, ta démarche un tour de force, l'insouciance une discipline, la santé une forteresse assiégée et l'inquiétude une compagne lancinante.

  • La Touche étoile, Benoîte Groult, éd. Le Livre de Poche, 2006, p. 10


Eux, les vieux, cumulent tous les âges de la vie. Tous ceux qu'ils ont été cohabitent, sans compter ceux qu'ils auraient pu être et qui s'obstinent à venir empoisonner le présent avec leurs regrets ou leur amertume.

  • La Touche étoile, Benoîte Groult, éd. Le Livre de Poche, 2006, p. 13


Que se passerait-il si je faisais encore l'amour avec Adrien ? Il enlèverait ses prothèses dentaires et ne pourrait plus me mordre. J'enlèverais mes prothèses auditives et ne pourrais plus entendre ses mots d'amour (si on les garde, ça siffle quand on vous prend la tête entre les mains […]), nous pousserions de petits gloussements que l'autre prendrait pour des cris d'extase alors qu'ils traduiraient une sciatique, une crampe ou quelque difficulté à faire progresser un outil périmé dans un conduit désaffecté. Je lui crierais : « Mais tu m'as mis quelque chose de rouillé, Adrien ! Ôte-moi ça, s'il te plaît ! »

  • La Touche étoile, Benoîte Groult, éd. Le Livre de Poche, 2006, p. 29


C'était un boulot à plein temps de vieillir. Et rien que pour empirer un peu chaque jour, ça coûtait très cher !

  • La Touche étoile, Benoîte Groult, éd. Le Livre de Poche, 2006, p. 120


Chez les vieux […], c'est la démarche qui trahit la première. Plus aucun ne marche selon les lois de la nature. Ils se déplacent, certes, mais à l'intérieur ça couine. Plus rien ne va de soi ; il faut sans cesse s'ajuster au terrain, compenser, tricher, avec l'espoir de tromper son monde. […] Penser à ce qu'il faut mettre en jeu pour marcher, ce n'est plus marcher, c'est se déplacer d'un point à un autre. Et rappelle-toi qu'un jour, même ça, ça paraîtra miraculeux. En attendant, il faut réfléchir au pas suivant et coordonner ses efforts comme le fait le petit enfant. […] Quand la marche ne va plus de soi, c'est un peu de l'harmonie du monde qui est remise en cause. Nous devenons des échafaudages improbables où la défection d'un seul boulon suffit à compromettre tout l'édifice.

  • La Touche étoile, Benoîte Groult, éd. Le Livre de Poche, 2006, p. 138-139


[...]Si on y pense, nous sommes une insulte à la perfection de l'univers et jamais plus la septuagénaire que je suis ne marchera comme Vénus parmi les vagues.

  • La Touche étoile, Benoîte Groult, éd. Le Livre de Poche, 2006, p. 188


Voir aussiModifier

Mort


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