Lune

satellite naturel de la Terre

La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre. Elle a logiquement fait l'objet d'observations dès les débuts de l'humanité, et n'a jamais cessé d'inspirer les artistes.

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Luna, Charles Edward Hallé.

LittératureModifier

PoésieModifier

Eugène Guillevic, Sphère, 1963Modifier

 
Lever de lune sur la mer de Caspar David Friedrich (1821).

Envers les puits la lune
Avait de la pitié

Mais entre les bois
Les prés criaient

Et par la lumière de la lune
Revenaient leurs cris


A la lumière de la lune,
Quelle mesure demander ?


Entre la lune et les buissons
Il y a une longue mémoire
Et des souvenirs de corps qui s'aimèrent,

Mais qui maintenant
Sont devenus blancs.


Prose poétiqueModifier

Robert Desnos, Deuil pour deuil, 1924Modifier

Il dort, dit la lune.
Et lentement, elle commença à égrener un chapelet d'étoiles. Les étoiles se plaignaient doucement, la comète qui servait de pendentif brillait de mille feux et je me demandais combien de temps encore durerait cette incantation. La lune priait ! Les étoiles une à une pâlissaient et le matin blémissait mes tempes.


René Char, Fureur et mystère, 1948Modifier

Le devoir

L'enfant que, la nuit venue, l'hiver descendait avec précaution de la charrette de la lune, une fois à l'intérieur de la maison balsamique, plongeait d'un seul trait ses yeux dans le foyer de fonte rouge. Derrière l'étroit vitrail incendié l'espace ardent le tenait entièrement captif. Le buste incliné vers la chaleur, ses jeunes mains scellées à l'envolée de feuilles sèches du bien-être, l'enfant épelait la rêverie du ciel glacé.
  • Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1962  (ISBN 2-07-030065-X), partie SEULS DEMEURENT (1938-1944), Le devoir, p. 43


Octavio Paz, Liberté sur parole, 1958Modifier

Être naturel

Equidistants du fruit de la lune et des fruits solaires, suspendus entre des mondes ennemis qui pactisent dans ce peu de matière élue, nous entrevoyons notre portion de totalité.
  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Être naturel — I, p. 105


Couche de fougères

Mes yeux te tiennent suspendue comme la lune la marée embrasée. A tes pieds l'écume égorgée chante le chant de la nuit qui commence.
  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Couche de fougères, p. 108


RomanModifier

Lucien de Samosate, Histoires vraies, IIe siècleModifier

À présent, ce que j'ai entre-temps, durant mon séjour sur la lune, remarqué d'étrange et de surprenant, je désire l'exposer. D'abord, notons qu'ils ne naissent pas des femmes, mais des hommes ; ils se marient entre hommes et ignorent jusqu'au nom des femmes absolument. Jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, chacun fait l'épouse ; ensuite, il fait à son tour l'époux. Ils portent leurs enfants, non dans le ventre, mais dans le gras du mollet. Lorsque l'embryon se développe, la jambe grossit, et, plus tard, le moment venu, ils y pratiquent une incision et en retirent des enfants morts, qu'ils exposent au vent, bouche grande ouverte, pour leur rendre le vie. Je crois même que c'est de là que les Grecs ont tiré leur nom du mollet ("jambe-ventre").
  • Le narrateur et ses compagnons, emportés par une tempête jusqu'à la Lune, découvrent les Sélénites. Le texte original contient un jeu de mot sur le nom du mollet en grec ancien.
  • Histoires vraies et autres œuvres, Lucien de Samosate (trad. Guy Lacaze), éd. Le Livre de poche, coll. « Classiques de poche », 2003, I, 22, p. 245


Cyrano de Bergerac, Histoire comique des États et Empires de la Lune, 1655Modifier

Hormis la qualité de Dieu, me répliqua-t-il, dont je ne suis que la créature, ce que vous dites est véritable ; cette terre-ci est la Lune que vous voyez de votre globe ; et ce lieu-ci où vous marchez est le Paradis, mais c’est le Paradis terrestre où n’ont jamais entré que six personnes : Adam, Ève, Énoc, Moi qui suis le vieil Hélie, saint Jean l’Évangèliste, et vous. Vous savez bien comment les deux premiers en furent bannis, mais vous ne savez pas comment ils arrivèrent en votre Monde. Sachez donc qu'après avoir tâté tous deux de la pomme défendue, Adam, qui craignoit que Dieu, irrité par sa présence, ne rengrégeât sa punition, considéra la Lune, votre Terre, comme le seul refuge où il se pouvoit mettre à l’abri des poursuites de son Créateur.
  • Le narrateur, parvenu sur la Lune, y découvre le Paradis terrestre, où saint Jean lui relate comment Adam et Eve, créés sur la Lune, se sont exilés sur la Terre après le péché originel.


Alexandre Dumas, Le Capitaine Pamphile, 1839Modifier

Toute cette immense étendue, qui conservait, même pendant la nuit, ses teintes chaudes et tranchées, était éclairée par cette lune brillante des tropiques, qui seule sait ce qui se passe au milieu des grandes solitudes du continent africain
  • Le Capitaine Pamphile (1839), Alexandre Dumas, éd. Gallimard, coll. « Folio Classiques », 2003  (ISBN 978-2-07-042652-2), chap. XVII Comment le capitaine Pamphile, ayant abordé sur la côte d'Afrique, au lieu d'un chargement d'ivoire qu'il venait y chercher, fut forcé de prendre une partie de bois d'ébène, p. 243


Jules Verne, De la Terre à la Lune, 1865Modifier

 
Les membres du Gun Club imaginent des trains de projectiles pour la Lune. Illustration de De Montaut pour De la Terre à la Lune de Jules Verne en 1865.
Il n’est aucun de vous, braves collègues, qui n’ait vu la Lune, ou tout au moins, qui n’en ait entendu parler. Ne vous étonnez pas si je viens vous entretenir ici de l’astre des nuits. Il nous est peut-être réservé d’être les Colombs de ce monde inconnu. Comprenez-moi, secondez-moi de tout votre pouvoir, je vous mènerai à sa conquête, et son nom se joindra à ceux des trente-six États qui forment ce grand pays de l’Union !
  • Impey Barbicane.
  • De la Terre à la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1865, chapitre II, p. 12


Il semblait que la blonde Phœbé appartînt à ces audacieux conquérants et fît déjà partie du territoire de l’Union. Et pourtant il n’était question que de lui envoyer un projectile, façon assez brutale d’entrer en relation, même avec un satellite, mais fort en usage parmi les nations civilisées.
  • Phœbé est l'un des noms latins pouvant désigner la déesse de la Lune.
  • De la Terre à la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1865, chapitre III, p. 17


Jules Verne, Autour de la Lune, 1869Modifier

si la Lune est habitée, ses habitants ont apparu quelques milliers d’années avant ceux de la Terre, car on ne peut douter que cet astre ne soit plus vieux que le nôtre. Si donc les Sélénites existent depuis des centaines de mille ans, si leur cerveau est organisé comme le cerveau humain, ils ont inventé tout ce que nous avons inventé déjà, et même ce que nous inventerons dans la suite des siècles. Ils n’auront rien à apprendre de nous et nous aurons tout à apprendre d’eux.
  • Impey Barbicane
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre V, p. 43


D’après le témoignage des anciens, les Arcadiens prétendent que leurs ancêtres ont habité la Terre avant que la Lune fût devenue son satellite. Partant de ce fait, certains savants ont vu dans la Lune une comète, que son orbite amena un jour assez près de la Terre pour qu’elle fût retenue par l’attraction terrestre.
– Et qu’y a-t-il de vrai dans cette hypothèse ? demanda Michel.
– Rien, répondit Barbicane, et la preuve, c’est que la Lune n’a pas conservé trace de cette enveloppe gazeuse qui accompagne toujours les comètes.

  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre VI, p. 54


Que de gens ont entendu parler de la Lune, qui ne l’ont jamais vue… du moins à travers l’oculaire d’une lunette ou d’un télescope ! Combien n’ont même jamais examiné la carte de leur satellite !
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre XI, p. 85


L'Imitation de Notre-Dame La Lune, 1885Modifier

Lune bénie
Des insomnies,

Blanc médaillon
Des Endymions,

Astre fossile
Que tout exile,

Jaloux tombeau
De Salammbô (...)

  • « Litanie des premiers quartiers de la Lune », dans Les Complaintes et les premiers poèmes (1885), Jules Laforgue, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1979, L'Imitation de Notre-Dame La Lune, p. 41, vers 1-8


Ah! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances
Aux soirs d'août par les féeries du silence !

Et quand tu roules, démâtée, au large
À travers les brisants noirs des nuages !

  • « Clair de lune », dans Les Complaintes et les premiers poèmes (1885), Jules Laforgue, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1979, L'Imitation de Notre-Dame La Lune, p. 41, vers 3-6


Gabriele D'Annunzio, Le Feu, 1900Modifier

La lune enchantait et attirait la plaine comme elle enchante et attire la mer ; de l’horizon, elle buvait la grande humidité terrestre, avec une bouche insatiable et silencieuse.
  • Le Feu, Gabriele D'Annunzio, éd. La Revue de Paris, 1900, chap. II. L'empire du silence, p. 740


James Joyce, Ulysse, 1922Modifier

Sous l'influence du flux il voyait les algues convulsées s'élever avec langueur, balancer des bras qui éludent quand leurs cotillons elles troussent, balancer dans l'eau chuchotante, et lever de timides frondes d'argent. Jour après jour, nuit après nuit : soulebées, inondées, laissées à plat. Seigneur, elles sont lasses, et au chuchotement de l'eau elles soupirent. Saint Ambroise l'entendit, le soupire des feuillages et des vagues, en attente, dans l'attente depuis toujours de la plénitude de leurs temps, diebus ac noctibus iniurias patiens ingemiscit. Pour nulle fin rassemblées, puis en vain relâchées, s'avançant avec le flot, avec lui revenant en arrière : écheveaux du métier de la lune. Elle aussi, lasse aux yeux des amants, des hommes lascifs, une reine nue rayonnante en son royaume, elle tire à elle le réseau des eaux.


Julien Green, Léviathan, 1929Modifier

Au milieu du chantier, se dressaient trois tas de charbon, de taille égale, séparés les uns des autres, malgré les éboulements qui brisaient la pointe de leurs sommets et tentaient de rapprocher leurs bases en les élargissant. Tous trois renvoyaient avec force la lumière qui les inondait ; une muraille de plâtre n'eût pas paru plus blanche que le versant qu'ils exposaient à la lune, mais alors que le plâtre est terne, les facettes diamantées du minerai brillaient comme une eau qui s'agite et chatoie. Cette espèce de ruissellement immobile donnait aux masses de houille et d'anthracite un caractère étrange ; elles semblaient palpiter ainsi que des êtres à qui l'astre magique accordait pour quelques heures une vie mystérieuse et terrifiante. L'une d'elles portait au flanc une longue déchirure horizontale qui formait un sillon où la lumière ne parvenait pas, et cette ligne noire faisait songer à un rire silencieux dans une face de métal. Derrière elles, leurs ombres se rejoignaient presque, creusant des abîmes triangulaires d'où elles paraissaient être montées jusqu'à la surface du sol comme d'un enfer. La manière fortuites dont elles étaient posées, telles trois personnes qui s'assemblent pour délibérer, les revêtait d'une grandeur sinistre.


André Breton, L'Amour fou, 1937Modifier

Le 10 avril 1934, en pleine « occultation » de Vénus par la lune (ce phénomène ne devait se produire qu'une fois dans l'année), je déjeunais dans un petit restaurant situé assez désagréablement près de l'entrée d'un cimetière. Il faut, pour s'y rendre, passer sans enthousiasme devant plusieurs étalages de fleurs [...]. La servante est assez jolie : poétique plutôt. Le 10 avril au matin elle portait, sur un col blanc à pois espacés rouges fort en harmonie avec sa robe noire, une très fine chaîne retenant trois gouttes claires comme de pierre de lune, gouttes rondes sur lesquelles se détachait à la base un croissant de même substance, pareillement serti.


MusiqueModifier

Au clair de la Lune, XVIIIe siècleModifier

 
illustration pour Au clair de la lune avec la musique.
La musique de la comptine Au clair de la lune.

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour écrire un mot.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus de feu ;
Ouvre-moi ta porte,
Pour l’amour de Dieu.

  • Chants et chansons populaires de la France, 1ère (-3me) série… Série 2 (1843-44), Théophile Marion Dumersan, éd. H. L. Delloye, 1843-44, p. feuillet 198


Colette, Au concert, 1903Modifier

Vous entendez ça d'ici : les violons imitent le bruit du vent, le glockenspiel celui des elfes dansants, la harpe celui de la lune. Car de mémoire de compositeur, à la harpe, toujours, qu'elle soit de Lyon ou à pédales, fut dévolu le soin d'évoquer les rayons de lune !...


Kaye Ballard, Fly Me to the Moon, 1954Modifier

Fais-moi voler jusqu'à la Lune
Et laisse-moi jouer parmi les étoiles.
Apprends-moi à quoi ressemble le printemps
Sur Jupiter et sur Mars.
En d'autres termes : tiens-moi la main,
En d'autres termes : chéri, embrasse-moi.

  • (en)

    Fly me to the moon,
    And let me play among the stars.
    Let me know what Spring is like
    On Jupiter and Mars.
    In other words, hold my hand.
    In other words, darling kiss me.

  • Fly Me to the Moon, Bart Howard (trad. Wikiquote), Kaye Ballard, album In Other Words (1954 chez Decca).


Pink Floyd, Dark Side of the Moon, 1973Modifier

 
Un prisme similaire à celui représenté sur la pochette de l'album Dark Side of the Moon paru en 1973.
Et si toi aussi tu as la tête qui éclate sous de sombres pressentiments, Je te reverrai sur la face cachée de la Lune.
  • (en)

    And if your head explodes with dark forebodings too,
    I'll see you on the dark side of the moon.

  • Brain Damage, Roger Waters (trad. Wikiquote), Roger Waters, album Dark Side of the Moon (1973 au Royaume-Uni chez EMI).


Et tout ce qui existe à présent, et tout ce qui a disparu, et tout ce qui est à venir, Et tout ce qui est sous le soleil est en harmonie... mais le Soleil est éclipsé par la Lune.
  • (en) And all that is now, and all that is gone, and all that's to come, and everything under the sun is in tune... But the sun is eclipsed by the moon.
  • Eclipse, Roger Waters (trad. Wikiquote), Roger Waters, album Dark Side of the Moon (1973 au Royaume-Uni chez EMI).


Notre-Dame de Paris, comédie musicale, 1998Modifier

Gringoire : Bel
Astre solitaire,
Qui meurt
Quand revient le jour,
Entends
Monter vers toi
La chant de la terre !
Entends le cri
D'un homme qui a mal,
Pour qui
Un million d'étoiles
Ne valent
Pas les yeux de celle
Qu'il aime
D'un amour mortel !
Lune !


Bande dessinéeModifier

Hergé, Les Aventures de Tintin : Objectif Lune, 1953Modifier

 
Sculpture de la fusée lunaire de Tintin exposée à l'aéroport de Bruxelles, en Belgique, en 2019.

Haddock : Ha ! ha ! ha ! ha !... Sur la Lune !... Ce bon Tournesol sur la Lune !... Ha ! ha ! ha !... Quel phénomène vous faites !... Sur la Lune !... Elle est bien bonne !... Ha ! ha ! ha !... Sur la Lune !... Vous ne doutez de rien, vous !... Sur la Lune !... Alors que vous êtes déjà si souvent dans la Lune !... Ha ! ha ! ha !... Ah ! la la… Il y a bien longtemps que je n’ai plus ri de si bon cœur !... Sur la Lune !... Et il nous déclare cela le plus sérieusement du monde !... Ah ! vieux farceur, va !... À votre santé !... Ha ! ha ! ha !... Messieurs les passagers pour la Lune, en voiture !... Pardon, en fusée !... Car vous prendrez bien des passagers, j’espère ?...
Tournesol : Mais naturellement !... Pourquoi donc croyez-vous que je vous ai demandé de venir me rejoindre ?...

  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 9


Baxter : Au revoir, capitaine. Je me réjouis de ce qu’il y ait un marin parmi les premiers hommes qui prendront pied sur la Lune !...
Haddock : Oh, vous savez, ça m’aurait été égal si ç’avait été un clarinettiste !

  • Objectif Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1953, t. 16, p. 57


Hergé, Les Aventures de Tintin : On a marché sur la Lune, 1954Modifier

Tournesol : Oui, messieurs, dans une bonne demi-heure, si tout va bien, notre fusée se posera sur le sol de la Lune, à l’endroit que j’ai choisi : le cirque Hipparque…
[…]
Dupond : Le cirque du Parc ?... Tiens, ça c’est épatant ! Il y a longtemps que nous n’avons plus été au cirque, pas vrai Dupont ?
Dupont : Oui, chic… Mais j’ignorais qu’il y avait un cirque sur la Lune !... Vous le saviez, vous, capitaine ?
Haddock : Si je le savais ?... Bien sûr. Tout le monde sait cela !... J’ai même appris qu’ils avaient besoin de deux clowns… Vous feriez parfaitement l’affaire !

  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 18


Tintin : Ça y est !... J’ai fait quelques pas !... Pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’humanité, ON A MARCHÉ SUR LA LUNE !
  • Premiers mots de Tintin après qu’il y ait posé le pied sur le sol de la Lune.
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 25


Dupond : Dire que nous foulons ce sol de la Lune où jamais la main de l’homme n’a mis le pied !
  • On a marché sur la Lune, Hergé, éd. Casterman, coll. « Tintin », 1954, t. 17, p. 29


CinémaModifier

La Femme sur la Lune, Fritz Lang, 1929Modifier

 
Affiche de La Femme sur la Lune réalisé par Fritz Lang en 1929 d'après le roman de Thea von Harbou.
Pagaille au Congrès astronomique international. Fou ou charlatan ? Le professeur Georg Manfeldt, qui hier, dans le cadre du Congrès astronomique international, a donné une conférence sur la légendaire richesse aurifère de la Lune, s'est heurté au refus le plus absolu avec ses déclarations fantaisistes.
  • Article de presse montré peu après le début du film.
  • Klaus Pohl, La Femme sur la Lune (1929), écrit par Fritz Lang, Hermann Oberth (conseiller technique), Fritz von Hoppel (conseiller technique) et Thea von Harbou d'après son roman intitulé Une femme dans la Lune


Séries téléviséesModifier

Doctor WhoModifier

Le Docteur : Pieds nus sur la Lune !
  • (en) Barefoot on the Moon!
  • David Tennant, Doctor Who, saison 3 de la deuxième série (saison 29 en tout), La Loi des Judoons (Smith and Jones), écrit par Russell T. Davies (trad. Wikiquote), première diffusion par BBC.


Sciences humainesModifier

PhilosophieModifier

Charles de Saint-Évremond, A M. le Maréchal de Créqui, 1671Modifier

Quelque nouveau tour qu'on donne à de vieilles pensées, on se lasse d'une poésie qui ramène toujours les comparaisons de l'aurore, du soleil, de la lune, des étoiles.
  • « A M. le Maréchal de Créqui » (1671), dans Œuvres mêlées de Saint Evremond, Charles de Saint-Évremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 280


PsychologieModifier

Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953Modifier

La déesse Lune [...] n'est pas seulement déesse des tempêtes et de l'Abondance, c'est-à-dire du désastre et de la prospérité dans le monde extérieur, mais aussi dans le monde intérieur. C'est elle qui provoque la folie et, sur le plan positif, qui donne des visions. On appelait Cybèle et Hécate, Antéa, ce qui signifie donatrice de visions nocturnes.
  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2001  (ISBN 2-228-89431-1), chap. VII. La lune mère, p. 184


Dans les textes tantriques [...] il est dit que l'évolution de la conscience passe, grâce au croissant, de la région humide à la zone enflammée du soleil, et de là, à travers la région de l'air, à la pleine lune. Celui qui atteint la pleine lune « voit les trois périodes et a la vie longue », il est aux portes de la « grande libération ». Ces trois périodes sont le passé, le présent et l'avenir. Elles correspondent aux trois mondes des mythes de la lune : les enfers, la terre et les cieux. [...] en termes de psychologie, celui qui a atteint au royaume de la pleine lune a gagné la connaissance de l'inconscient qui est source, passé, origine ; il possède la puissance dans le monde présent, son regard pénètre l'avenir. En un sens il échappe au temps dont il transcende les limites. Il a acquis l'immortalité.
  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2001  (ISBN 2-228-89431-1), chap. XIV. Renaissance et immortalité, p. 317


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