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Marc Lévy

écrivain français

CitationsModifier

Les enfants de la liberté, 2007Modifier

Il faut que tu comprennes le contexte dans lequel nous vivions, c’est important un contexte, pour une phrase par exemple. Sortie de son contexte elle change souvent de sens, et pendant les années qui viendront, tant de phrases seront sorties de leur contexte pour juger de façon partiale et mieux condamner. C’est une habitude qui ne se perdra pas.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 17


Crois-moi sur parole, la guerre n’a jamais ressemblé à un film [...].
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 25


On a tué. J’ai mis des années à le dire, on n’oublie jamais le visage de quelqu’un sur qui on va tirer. Mais nous n’avons jamais abattu un innocent, pas même un imbécile. Je le sais, mes enfants le sauront aussi, c’est ça qui compte.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 28


Nous ne nous battons pas pour mourir, mais pour la vie, tu comprends ?
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 29


Que s’est-il passé ? Autour de moi, tout s’est évanoui, on a volé ma vie, simplement parce que je suis juif et que cela suffit à des tas de gens pour me vouloir mort.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 29


Il sera terrible le matin du 11 juin 1943, terrible dans la mémoire des partisans. Chacun mène sa vie et bientôt les destins vont se croiser.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 43


« Comment un homme sans patrie pourrait-il prétendre avoir agi par idéal patriotique ? ».
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 46


Un petit brin de chance dans toute cette misère ne serait pas de trop. Fasse-t-elle que tu lises ces quelques mots écrits pour te dire que, si un jour nous sommes à nouveau libres, ta vie y sera pour beaucoup.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 77


Pour nous, il y avait un ennemi encore plus haïssable que les nazis. Les Allemands, nous étions en guerre contre eux, mais la Milice était la pire engeance que le fascisme et l’arrivisme peuvent produire, de la haine ambulante.
Les miliciens violaient, torturaient, dérobaient les biens des gens qu’ils déportaient, monnayaient leur pouvoir sur la population. Combien de femmes ont écarté leurs jambes, yeux fermés, mâchoires serrées à en crever, contre la promesse fictive que leurs enfants ne seraient jamais arrêtés ? Combien de ces vieillards dans les longues files d’attente au-devant des épiceries vides devaient payer les miliciens pour qu’on les laisse en paix, et combien de ceux qui ne purent s’acquitter furent envoyés dans les camps afin que les chiens de rue viennent tranquillement vider leurs logis ? Sans ces salauds, jamais les nazis n’auraient pu déporter tant de monde, pas plus d’un sur dix de ceux qui ne reviendraient pas.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 119


Peur et faim, un cocktail terrible dans le ventre.
Mais nous aurons notre vengeance, tu vois, rien qu’en disant ce mot, je sens battre mon cœur à nouveau. Quelle horrible idée que celle de la vengeance, je n’aurais pas dû dire cela ; les actions que nous entreprenions étaient tout autres que de la vengeance, elles étaient un devoir de cœur, pour sauver ceux qui n’auraient pas à connaître ce sort, pour participer à la guerre de libération.
Faim et peur, un cocktail explosif au ventre ! Il est terrible le petit bruit de l’œuf que l’on casse sur un comptoir, dirait un jour Prévert, libre de l’écrire ; moi, prisonnier de vivre, je le savais déjà ce jour-là.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 120


La presse nous traitait régulièrement de terroristes, un mot apporté par les Allemands et qui désignait sur leurs affiches les résistants qu’ils avaient fusillés. Mais nous ne terrorisions qu’eux et les collabos fascistes et actifs.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 121


Je n’ai jamais su s’il y avait une limite au courage de Sophie ; elle était belle, elle avait un sourire à se damner, et en toutes circonstances un à-propos incroyable. Si avec tout cela on ne m’accorde pas quelques circonstances atténuantes au fait que je rougisse en sa présence, c’est que le monde est vraiment trop injuste.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 149


« Un jour, le printemps reviendra ».
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 193


Je voudrais m’évanouir, ne plus sentir les coups qui pleuvent sur ma figure comme une averse d’août. Qu’il est loin le printemps dans ces jours froids de mai.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 257


Pendant les trois semaines qui suivirent, les Alliés connurent l’enfer en Normandie. Chaque jour apportait son lot de victoires et d’espoir ; Paris n’était pas encore libéré, mais le printemps que Jacques avait tant attendu s’annonçait, et quand bien même il était en retard, personne ne pouvait lui en vouloir.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 275


Tous, nous espérions la liberté et tous, nous partons en rang, enchaînés quand s’ouvrent les portes de la prison. Nous traversons la ville, sous escorte, et les rares passants, silencieux dans ce matin blême, regardent la cohorte de prisonniers qu’on emmène à la mort. [...] C’est dans le train fantôme que l’on nous pousse, tels des animaux.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 276


Ce soir-là, je me dis que, peut-être, mon destin se dessinait enfin. Les refus de Sophie, de Damira et, pour tout dire, de toutes les filles de la brigade à vouloir m’embrasser avaient finalement un sens. La femme de ma vie, la vraie, serait donc celle qui m’avait sauvé la vie.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 313


Que manque-t-il à l’âme de ce soldat qui l’épie et se repaît de la souffrance qu’il inflige à cet homme ?
Puis vient la tétanie, les muscles se contractent sans jamais pouvoir se relâcher. La souffrance est insoutenable. Les crampes gagnent le corps tout entier.
Quel goût prendra l’eau qui coule dans la gorge de ce lieutenant, pendant que ses victimes se consument sous ses yeux ?
La question me hante encore parfois la nuit, quand ma mémoire fait renaître leurs visages tuméfiés, leurs corps brûlés par la chaleur.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 324


Ceux qui boiront d’ce vin-là, boiront le sang des copains.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 342


Jeannot, fais-moi cette promesse : jure-moi un jour que tu aimeras. J’aurais tant voulu pouvoir le faire, tant voulu pouvoir aimer. Promets-moi que tu porteras un enfant dans tes bras et que dans le premier regard de vie que tu lui donneras, dans ce regard de père, tu mettras un peu de ma liberté. Alors, si tu le fais, il restera quelque chose de moi sur cette foutue terre.
  • Les enfants de la liberté, Marc Lévy, éd. Pocket, 2007, p. 360


Le premier jour, 2009Modifier

Elle releva la tête, son regard portait ailleurs, comme vers un pays lointain. Elle nous parla de l’Afrique, d’une terre ocre que ses mains fouillaient sans relâche. Elle expliqua que l’homme ne serait jamais libre d’aller où il le souhaitait tant qu’il n’aurait pas appris d’où il venait. Son projet était, d’une certaine façon, le plus ambitieux de tous, il ne s’agissait là ni de science ni de technologies pointues, mais d’accomplir un rêve, le sien.
« Qui sont nos pères ? » furent ses premiers mots. Et dire que je rêvais de savoir où commençait l’aube !
Elle captiva l’assemblée dès le début de son exposé. Exposé n’est pas le bon mot, c’était une histoire qu’elle nous racontait. [...] Elle parla de la vallée de l’Omo, j’aurais été bien incapable de décrire les montagnes d’Atacama aussi joliment qu’elle dessinait devant nous les rives du fleuve éthiopien. Par instants, il me semblait presque entendre le clapotis de l’eau, sentir le souffle du vent qui charriait la poussière, les morsures du soleil. Le temps d’un récit, j’aurais pu abandonner mon métier pour embrasser le sien ; appartenir à son équipe, creuser le sol aride à ses côtés.
  • Le premier jour, Marc Lévy, éd. Pocket, 2009, p. 170


[C]omment raconter quinze ans d’existence en quelques heures ? La mémoire est aussi paresseuse qu’hypocrite, elle ne retient que les meilleurs et les pires souvenirs, les temps forts, jamais la mesure du quotidien, qu’elle efface. Plus j’entendais Keira me parler, plus je retrouvais dans sa voix cette clarté qui m’avait tant séduit, ce regard vif dans lequel il m’arrivait de m’abîmer certains soirs, ce sourire qui avait bien failli me faire renoncer à mes projets ; et pourtant, en l’écoutant, j’avais bien du mal à me souvenir du temps où elle était repartie vivre en France.
  • Le premier jour, Marc Levy, éd. Pocket, 2009, p. 185


Adrian, tu ne t’es jamais demandé d’où nous venions ? N’as-tu jamais rêvé de découvrir si la vie était le fruit d’un hasard ou de la main de Dieu ? Quel sens donner à notre évolution ? Sommes-nous juste une étape vers une autre civilisation ?
  • Le premier jour, Marc Lévy, éd. Pocket, 2009, p. 495


L’étrange voyage de Monsieur Daldry, 2011Modifier

Je ne croyais pas à la destinée, aux petits signes de la vie censés nous guider vers les chemins à prendre. Je ne croyais pas aux histoires des diseuses de bonne aventure, aux cartes qui vous prédisent l’avenir. Je croyais à la simplicité des coïncidences, à la vérité du hasard.
  • L’étrange voyage de Monsieur Daldry, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2011, p. 11


L’averse tambourinait sur la verrière qui surplombait le lit. Une lourde pluie d’hiver. Il en faudrait bien d’autres pour finir de laver la ville des salissures de la guerre. La paix n’avait que cinq ans et la plupart des quartiers portaient encore les stigmates des bombardements. La vie reprenait son cours, on se rationnait, moins que l’année précédente, mais suffisamment pour se souvenir des jours où l’on avait pu manger à satiété, consommer de la viande autrement qu’en conserve.
  • L’étrange voyage de Monsieur Daldry, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2011, p. 13


Je ne peins que des choses totalement inutiles. Certains s’extasient devant la campagne, les bords de mer, les plaines ou les sous-bois, moi, je peins des carrefours. [...] [R]econnaissez qu’un champ de coquelicots est d’un ennui à périr.
  • L’étrange voyage de Monsieur Daldry, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2011, p. 47-48


Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre qui t’attend depuis longtemps. Ces deux existences n’ont rien en commun. L’homme dont je te parlais hier se trouve quelque part sur le chemin de cette autre vie, et il ne sera jamais présent dans celle que tu mènes aujourd’hui. Partir à sa rencontre te forcera à accomplir un long voyage. Un voyage au cours duquel tu découvriras que rien de tout ce que tu croyais être n’était réalité.
  • L’étrange voyage de Monsieur Daldry, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2011, p. 62


Elle et lui, 2015Modifier

Pourquoi les personnages de romans auraient plus de courage que nous ? Pourquoi osent-ils tout et nous si peu de choses ? Est-ce leur liberté qui est à la source de leur accomplissement ?
  • Elle et lui, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2015, p. 113


L’Horizon à l’envers, 2016Modifier

Afficher tout ce que l’on fait, c’est vouloir montrer aux autres que notre vie est plus belle que la leur. La mienne est juste différente, parce que c’est ma vie et pas celle d’une autre, alors je la garde pour moi [...].
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 23


En faisant preuve d’un tout petit peu de bonne volonté, on peut voir de l’humour partout.
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 229


Le bonheur se résume finalement à de toutes petites choses.
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 268


C’est terrible comme quelqu’un qu’on aime est présent quand il n’est plus là.
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 271


Je joue à être un autre depuis que j’ai quatorze ans. Oh, j’ai eu des amants qui m’ont accusé de ne pas assumer ce que j’étais, ils se trompaient, ce n’est pas ce que l’on est qui compte, mais qui on est.
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 309


[L]a normalité est d’un ennui à mourir.
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 369


Tu as la voix de quelqu’un qui a rencontré quelqu’un et qui appelle sa meilleure amie pour lui dire qu’il est heureux, et comme elle est égoïste elle lui parle d’elle au lieu de l’écouter et de partager sa joie (...).
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 369


– Pourquoi dit-on tomber quand il s’agit d’amour ?

– Parce que quand ça fait mal, il faut bien se relever. – Et quand ça fait du bien ?

– Je suppose qu’on ne tombe plus, on aime tout court.
  • L’Horizon à l’envers, Marc Lévy, éd. Robert Laffont, 2016, p. 369-370


BibliographieModifier

  • Et si c'était vrai... (2000)
  • Où es-tu ? (2001)
  • Sept jours pour une éternité... (2003)
  • La Prochaine fois (2004)
  • Vous revoir (2005)
  • Mes amis mes amours (2006)
  • Les Enfants de la liberté (2007)
  • Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites (2008)
  • Le premier jour et La première nuit (2009)
  • Le Voleur d’ombres (2010)
  • L’étrange voyage de Monsieur Daldry (2011)
  • Si c’était à refaire (2012)
  • Un sentiment plus fort que la peur (2013)
  • Une autre idée du bonheur (2014)
  • Elle et lui (2015)
  • L’Horizon à l’envers (2016)
  • La dernière des Stanfield (2017)
  • Une fille comme elle (2018)
  • Ghost in Love (2019)

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